Fonction Publique: Jean Marie Ogandaga annonce un nettoyage des effectifs

Dans un récent entretien accordé au site Le Nouveau Gabon le ministre de la Fonction publique, Jean Marie Ogandaga a dressé un bilan de son département ministériel. A cette occasion, il a annoncé un probable dégraissage au sein de l’administration qui touchera certains corp de métier, tel que  la main d’oeuvre non permanente.

Abordant la question des réformes engagées au sein de l’administration visant à rendre la masse salariale soutenable, le membre du gouvernement a indiqué que son département a «identifié de nombreux problèmes au sein de l’administration publique, notamment en ce qui concerne les rémunérations ou la gestion des agents».

Au terme de  l’identification des difficultés qui minent l’administration publique, le gouvernement a procédé à un certains nombre de réformes, notamment la mise en place des gestions de proximité. Ainsi, «Nous avons changé les directions centrales du personnel (DCP) en direction centrale des ressources humaines (DCRH), nous avons supprimé les DCP et nous avons mis la gestion des ressources humaines parce qu’avant, on parlait de situation des personnels, or il se trouve que l’Etat n’a pas de personnels, mais il dispose de ressources humaine»; a-t-il indiqué.

Selon Jean Marie Ogandaga les réformes ont entre autres permis de réduire la masse salariale. Il a souligné que entre 2014 et 2016 celle-ci a connu une baisse significative. Elle était «insoutenable pour deux raisons : premièrement, on ne savait pas qui on payait, deuxièmement on ne savait pas pourquoi on payait»; a-t-il souligné.

Par ailleurs, sur la nécessité de procéder à un réaménagement des effectifs au sein de la Fonction publique, Jean Marie Ogandaga a pris pour exemple le cas des agents de la main d’oeuvre non permanente qui devrait subir une cure d’amaigrissement, «La main-d’œuvre non permanente par exemple. Ce n’est pas une main-d’œuvre de l’Etat et nous l’avons créée au point de coûter plus de 35 milliards de Fcfa par an».

Il a dès lors relevé qu’on «s’est rendu compte que cette main-d’œuvre n’était pas celle qui avait été annoncée. Conséquence, on est allé prendre les gens dans les villages et on en a rempli l’administration. Et aujourd’hui nous n’avons pas le choix : il faut nettoyer»; a-t-il martelé.

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