Fonction publique/Ali Akbar Onanga: «plus de 6 717 personnes ne viennent pas au travail»

Ali Akbar Onanga Y'Obegue, ministre de la Fonction publique © GMT

Présent devant la presse ce jeudi 26 Juillet 2018, pour évoquer la mise sous bon de caisse des agents de l’Etat, le ministre de la fonction publique de la modernisation du service public en charge de la réforme de l’Etat Ali Akbar Onanga Y’Obegue, a indiqué « ne pas être satisfait des résultats de cette opération». Ainsi, le ministre a relevé un certain nombre de points négatifs.

C’est donc à la faveur d’un point de presse ce jeudi, au cours duquel il a révélé les premiers résultats de l’opération de mise sous bon de caisse des agents de l’Etat, qu’Ali Akbar Onanga a souligné son « insatisfaction » quant aux données recueillies. En indiquant « qu’il doit surement y avoir plus de personnes que les 6717 affichées qui ne viennent pas au travail dans notre fonction publique », le ministre a d’entrée jeté un pavé dans la marre.

En effet, l’opération de recensement qui a eu lieu du 17 au 24 Juillet dernier sur différents sites et qui a permis d’éditer pas moins de 42 120 bons de caisse, a mis en relief l’absence effective à leur poste de 6717 fonctionnaires qui n’ont à ce jour pas retiré leur BDC. Pour le ministre, les résultats sont donc « biaisés », puisque « certains compatriotes émargent au budget de l’Etat au titre de la fonction publique, mais sont absents de leur poste de travail ».

En plus de fustiger ce qu’il considère comme «un manque de professionnalisme avéré d’un certain nombre de responsables administratifs», le membre du gouvernement a «dénoncé avec  force et vigueur», ce qu’il qualifie de «crime blâmable et de compromission inacceptable et contraire à la déontologie et à l’éthique professionnelle». C’est donc une véritable fronde lancée à l’endroit des responsables concernés.

En outre, à compter de ce mois d’août,  l’Etat va mettre en place un «contrôle effectif, régulier et quotidien» de la présence au poste des fonctionnaires par le biais d’un émargement quotidien at-il indiqué. C’est donc une véritable chasse «aux fonctionnaires fantômes» qui est lancée par les autorités, à l’heure où la masse salariale de l’Etat bat des records d’incohérence.

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