Florentin Moussavou : «Nous allons sauver cette année scolaire»

C’est en substance ce qui en ressort des rencontres gouvernement-syndicats qui ont débuté, le lundi 20 mars 2017, au ministère de l’Education nationale. Ces dernières ont pour but d’asseoir les contours  des négociations avec le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, qui devront se faire dans l’intérêt de l’éducation. Seuls deux syndicats étaient présents sur la vingtaine que compte le secteur de​ l’éducation.

Le FENAFEG et  le SYNETEC PRO, deux syndicats jugés responsables par la hiérarchie ont pris part à ces rencontres qui se sont tenues trois jours durant cette semaine et qui vont se poursuivre la semaine prochaine. «Le premier Ministre m’a mandaté de tenir ses rencontres étant donné qu’il est absent de Libreville, les réunions vont se tenir pendant trois jours le lundi, le mardi et le mercredi et vont se poursuivre  la semaine prochaine suivies d’un rapport de synthèse d’échanges. Après cette étape, les syndicats responsables seront reçus par le premier Ministre donc il ne s’agit plus de faire des préalables» a précisé le Ministre Florentin Moussavou.

Le FENAFEG, au sortir de la rencontre avec le ministre a précisé qu’il est possible de payer les rappels, mais «est-ce qu’il est possible de rappeler cinq mois de cours non dispensés aux enfants ?» s’est-il questionné avant de constater par lui même que ce n’est pas possible.

Lesdites rencontres se tiennent sans les principaux syndicats qui ont décrété le mouvement de grève, à savoir la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) et le Syndicat de l’éducation nationale (Sena). Mais le ministre de l’Education nationale entend tout mettre en oeuvre pour sauver cette année académique. «Ce qui est au centre de tout, c’est de sauver cette année scolaire, de sauver l’école gabonaise et de permettre aux élèves et aux enseignants qui veulent reprendre le travail d’être présent dans les salles de classes et de rassurer les élèves, les parents d’élèves et la communauté nationale qui nous observe» a-t-il lancé.

L’initiative gouvernementale qui intervient après avoir jeté de l’huile sur le feu en décidant de dissoudre la Conasysed n’aura eu pour effet que de durcir le mouvement de grève. Dans l’espoir que les syndicats les plus représentatifs rejoignent ces rencontres, les élèves, laissés pour compte continuent de battre le pavé à l’intérieur du pays.

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