Flavien Enongoué qualifie la diaspora résistante de «minorité bruyante»

Flavien Enongoué, ambassadeur du Gabon en France © Capture d'écran GMT

Dans une interview accordée le 28 décembre 2017 à la chaîne panafricaine Télésud, dans le cadre de l’émission «Paroles d’ici et d’ailleurs», Flavien Enongoué, ambassadeur du Gabon en France est entre autres revenu sur les relations qui unissent le Gabon à l’ancienne métropole et sur les manifestation de la diaspora gabonaise qui continue de «réclamer le verdict des urnes issu de la présidentielle 2016.»

Ingérence française, réélection d’Ali Bongo, One planet summit, relations sino-gabonaises, diversification de l’économie, manifestation de la diaspora, autant de sujets sur lesquels Flavien Enongoué, ambassadeur, Haut-représentant de la République gabonaise en France et Représentant permanent du Gabon auprès de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), a apporté certaines précisions.

C’est un Flavien Enongoué sur la défensive qui est apparu tarabusté par les questions truculentes du journaliste Christian Mambou, notamment au sujet de la diaspora gabonaise de France. En effet, qualifié de «minorité bruyante» par l’ambassadeur, les manifestations à répétition de la communauté gabonaise de France depuis la réélection contestée d’Ali Bongo en 2016 est l’un des sujets casse-tête du palais du bord de mer. Depuis, l’État gabonais semble avoir pris des dispositions face à cette diaspora réfractaires au régime Ali Bongo.

«Nous sommes près de 14.000 en France, lorsque dix ou de temps en temps une centaine manifestent (..) il est difficile de trouver un Gabonais porté sur ses études ou quelqu’un qui a un emploi se retrouver à manifester au Trocadéro», a souligné Flavien Enongoué avant de paraphraser l’ancien président Gabonais Omar Bongo: «Une pierre lancée contre l’ambassade du Gabon à Paris est un obus qui tombe à Libreville, alors la résonance politique est forte. Cela tressaillit déjà sur nos compatriotes qui veulent des visas pour aller en France», sans compter des étudiants qui manquent de bourse depuis des mois.

A propos des relations entre le Gabon et la France, de l’arrivée d’Ali Bongo Ondimba à Paris un an après sa réélection, l’ambassadeur gabonais pense qu’ «Il n’y a pas de crise, mais plutôt des crispations». Il poursuit, pour rassurer à propos du voyage d’Ali Bongo pour la Chine: «Pour avoir été à la présidence, je sais que le voyage pour la Chine était prévu depuis de longtemps, mais il s’est concrétisé après l’élection (…) les relations entre États n’ont que faire des individus, il revient à la France de travailler pour consolider ses acquis et gagner davantage. Il y’a encore de la place pour les acteurs traditionnelles que des nouveaux acteurs», a signifié l’ambassadeur sur la question de la diversification des acteurs économique.

Pour clore son exercice, Flavien Enongoué est revenu sur l’exposition « Léon MBA 50 ans après« , un événement qui a célébré la mémoire, le rôle, l’importance et l’héritage du premier président et père de la nation Gabonaise, pour évoquer des moments forts qui ont marqué ce moment d’échanges.

Rappelons que Flavien Enongoué a présenté ses lettres de créance le 13 octobre 2017 au président français, Emmanuel Macron, depuis sa nomination à l’issue du Conseil des ministres du 27 février 2017 en tant qu’ambassadeur, Haut représentant du Gabon en France et auprès de l’OIF.

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