Fixation du prix des loyers: les Gabonais toujours réfractaires au contrôle

Maison d'habitation à Libreville © D.R

Alors qu’en 2017 un arrêté du ministre de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du développement invitait les bailleurs et les locataires liés par des baux supérieurs ou égaux à 200 000 Fcfa à se faire déclarer auprès des directions provinciales de la concurrence et de la consommation,  ces derniers semblent ne pas être pressés de respecter ces nouvelles procédures. Une situation qui démontre le désordre qui continue de régner concernant la fixation du prix des loyers dans le pays.



Malgré le rappel par le ministre de l’Economie Jean Marie Ogandaga des dispositions des articles 7 et 8 de l’ordonnance n°2/75 du 16 janvier 1975 portant fixation du prix des loyers en République gabonaise et modifié par l’ordonnance n°1/87 du 26 février 1987, les principaux concernés continuent d’être réfractaires à son application, ce 3 mois après ce rappel à la loi.

Pour preuve, dans la capitale économique Port-Gentil, cette mesure peine à prendre forme, malgré les menaces de sanctions qui pèsent sur les contrevenants. Les bailleurs et leurs locataires faisant fi de cette exigence du gouvernement. Une attitude qui s’explique soit par une négligence voire un refus de se plier à la législation en vigueur. « Du côté des bailleurs, la direction provinciale note une nette résistance à y adhérer, au regard de l’hostilité manifestée par nombre d’entre eux envers les brigades de surveillance de la direction provinciale de la concurrence et de la consommation », indique le quotidien L’Union.

Une situation que déplore d’ailleurs, le représentant local de la DGCC, Florent Ndong Moore, qui souhaite voir les forces de sécurité accompagner ses équipes lors des missions de contrôle. Il a souligné d’ailleurs que l’une des difficultés rencontrées est sans conteste l’absence d’urbanisation, faisant remarquer d’autre part que seul les expatriés se rapprochaient régulièrement de leur service depuis la communication de l’arrêté ministériel.

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