Financement du FMI : les conditions qui s’imposent au Gabon

Inscrit récemment au Mécanisme élargi de crédit (MEDC) du Fonds monétaire international, le Gabon devra faire des efforts considérables afin de relancer son économie. L’appui du FMI, que certain apparentent à un ajustement structurel tandis que d’autres, parlent d’ajustement budgétaire, devra conduire le pays à engager un certain nombre de réforme pendant ces prochaines années.

La conception du Plan de relance économique par le gouvernement, qui a permis d’accéder au MEDC devra respecter plusieurs conditions que l’on pourrait qualifier de drastique et qui aurait une incidence sur le modèle économique du pays.

Ainsi, parmi les mesures à prendre pour soutenir ce plan de relance, il y a l’augmentation l’assiette fiscale, fortement mise à mal ces derniers temps avec les mouvements d’humeur à la douane et aux impôts ; réduire les exonérations fiscales discrétionnaires qui handicapent les efforts de mobilisation et de collecte des ressources propres.

Le gouvernement devrait procéder également à un réajustement dans le budget, en se désengageant davantage du secteur productif et de tous les secteurs budgétivores, notamment les agences dont l’efficacité commence à montrer des limites et des signes d’essoufflement.

Ensuite, il faudra agir sur la masse salariale des agents publics et fonctionnaires, qui devrait aboutir inexorablement vers un nettoyage du fichier solde. Une opération qui devra forcément entraîner une réduction des effectifs de la fonction publique.

Pour ce qui est des entreprises publiques et parapubliques, des repreneurs seront sollicités pour leur privatisation ou liquidation. Là encore, l’on aura des grincements de dents. Des mesures qui au demeurant auront une incidence inévitable sur certains secteurs sociaux comme les prix des denrées alimentaires, bien que l’Etat s’en défende encore.

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