Fesyrefaa : Entre grève générale illimitée et appel à l’arbitrage du Chef de l’Etat

Yves Boulingui et les membres du bureau de la Fesyrefaa lors de la déclaration de presse du samedi 25 novembre 2017

C’est à la faveur d’une conférence de presse animée ce samedi 25 novembre 2017 à la résidence hôtelière Le Beaulieu sise à Akanda, que la Fédération des syndicat des régies financières et administrations assimilées (Fesyrefaa) a tenu à entretenir les hommes et femmes de média sur la situation de crise que traverse les administrations des douanes, des impôts et des hydrocarbures. A cette occasion, ils ont non seulement annoncé le lancement d’une grève générale illimitée, mais aussi sollicité l’intervention du président de la République dans la résolution de cet épineux dossier.

Quelques jours seulement après le déclenchement du mouvement d’humeur des agents réunis au sein de la Fédération des syndicat des régies financières et administrations assimilées, et la rencontre avec le secrétaire général du ministère du Budget, Arthur Benga Ndjeme, la situation ne semble toujours pas être revenue au beau fixe. Lors de la conférence qu’ils ont animé ce week-end, le bureau de cette fédération syndicale est une fois de plus monté au créneau pour dénoncer le non respect des engagements du gouvernement qui traine des pieds pour trouver une solution à leurs revendications.

C’est donc au vue de débloquer la situation qui semble entretenue par l’équipe gouvernementale dirigée par Emmanuel Issoze Ngondet et dans l’optique de se faire entendre qu’ils ont annoncé le déclenchement d’une grève générale illimitée sur toute l’étendu du territoire dès ce lundi 27 novembre 2017. En outre, la Fesyrefaa n’a pas manqué d’interpeller cette fois ci le Chef de l’Etat pour qu’il intervienne en vue de trouver une solution à cette crise sociale qui affecte considérablement l’économie du pays.  

«Nous sommes en train de constater qu’il n’y a pas une coordination intergouvernementale, c’est cet écart là qui nous effraie pour qu’on ne nous prennent pas comme des gens qui fragilisent l’action du président de la République. C’est pourquoi nous avons dit qu’au regard des atermoiements du gouvernement, la Fesyrefaa voudrait appeler désormais à l’arbitrage du Chef de l’Etat pour que le problème des régies financière soit définitivement réglé»; a déclaré le président de la Fédération des syndicat des régies financières et administration assimilées, Yves Boulingui.

Ils ont dénoncé le refus du gouvernement de discuter avec eux pour trouver une solution à la crise qui secoue les régies financières. Soulignant d’ailleurs que cette grève avait pour conséquence des pertes énormes en termes de recettes fiscales pour l’Etat qu’ils estiment à plus d’un milliards de Fcfa par jour.  «Nos revendications sont simple, nous avons dit au gouvernement qu’à la date du 10 novembre nous avons été amputé de 57 % de nos revenus (…) nous demandons donc la restitution de ces 57 % qui ont été coupés sur aucune base»; a relevé Wilfried Erisco Mvou Ossialas, le porte-parole de la Fesyrefaa.

La Fédération des syndicat des régies financières et administrations assimilées a également fustigé la manipulation à laquelle se livre le gouvernement qui préfère signer des protocoles d’accord avec des structures syndicales qui  «ne représentent rien en terme de mobilisation», indiquant par la suite que la fédération avait recueilli 2 000 signatures d’agents, qui ne se reconnaissent pas dans le protocole d’accord signé entre l’intersyndicale des régies financières et les ministres, Jean Fidèle Otandault du Budget, Pascal Houangni Ambouroue des Hydrocarbures et celui de l’Economie, Régis Immongault.

«Au vue du niveau de la  crise et de la perte de confiance que les partenaires sociaux dans leur ensemble ont vis à vis du gouvernement actuel, nous pensons qu’il n’y a que le Chef de l’Etat lui même qui puisse prendre ses responsabilités pour résoudre la crise au sein des régies financières»; a t-il martelé.

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