Féfé Onanga appelle les Port-gentillais à défendre la Constitution

Féfé Onanga, président du Mouvement populaire des radicaux © D.R

Au lendemain de la modification de la loi fondamentale par la cour constitutionnelle, en ajoutant un alinéa à l’article 13, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ce que de nombreux observateurs qualifient de coup d’Etat constitutionnel. C’est le cas du président du Mouvement populaire des radicaux (MPR) Féfé Onanga, qui dans les colonnes du journal la Loupe paru ce 20 novembre 2018, a appelé les Port-gentillais à «défendre la constitution».

Interrogé sur cette question qui fait la une de l’actualité depuis plusieurs jours, le leader du MPR a tenu à recadrer les choses en rappelant que la position adoptée par la haute juridiction dirigée par Marie Madeleine Mborantsuo était illégale.

Il a rappelé pour ce faire que  « l’initiative de la modification de la constitution échoit au Président de la république et au parlement mais pas à la cour constitutionnelle », procédure qui au demeurant n’a pas été respectée par la Cour. Cette juridiction qui avait été saisie pour interprétation des articles 13 et 16 de la mère des lois devait, selon l’opposant, rendre un avis au lieu de la réécrire. «Interpréter ne veut pas dire modifier », a t-il déclaré.

Pour ce proche de l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’août 2016 et leader de la Coalition pour la nouvelle République Jean Ping,  « lorsque la Cour ajoute un alinéa à un article de la Constitution, il s’agit là d’une modification que le peuple qui a le devoir  de défendre la Constitution ne peut accepter ».

Face à cette violation flagrante de la loi gabonaise, Féfé Onanga a donc lancé un appel aux populations de la capitale économique. « J’appelle donc le peuple de Port-Gentil à utiliser tous les moyens autorisés par la loi pour défendre notre Constitution », a t-il martelé.

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