Faute d’élèves, l’école de Mbadi est fermée

Ecole de Mbadi (Ngounié) © GMT

Située à une trentaine de kilomètres sur la route de Mouila, l’école publique de Mbadi, située en bordure de route, est fermée cette année. Non pas pour une grève des enseignants mais parce que les trois élèves qui y étaient inscrits l’année dernière sont partis de la bourgade pour Libreville. Et, les deux enseignants qui y étaient également affectés se sont remis à la disposition de l’inspection académique provinciale qui les aurait affectés à Ndéndé et Lebamba.

Le village Mbadi, comme certaines autres localités de la province de la Ngounié et partout au Gabon, connait des conséquences de l’exode rural. On y dénombre une population plus vieillissante que jeune. Selon plusieurs sources locales, les enfants qui peuplaient ce village sont en ville avec leurs parents qui auraient quitté le village à cause du manque d’activités et d’emploi.

«L’ensemble des forces vives de notre localité sont en quête d’emploi à Mouila, Libreville et Port-Gentil, à cause du manque d’activités au village. Quand les enfants naissent ici, leurs parents préfèrent les amener en ville, loin de cette misère qui nous accable. Et la conséquence de cet exode rural est là. L’école est fermée cette année, il n’y as pas d’enfants en âge d’être  inscrit. Les trois qui étaient ici sont allés à Libreville avec leur mère. Et, ne pouvant rester ici, les enseignants sont aussi partis», a confié Gilbert Moussavou.

Contrairement à ce que certains disent sur certaines localités désertées, le vampire n’est pas toujours la cause de l’exode rural. Mbadi et bien d’autres villages du Gabon se vident parce que les jeunes vont chercher de l’emploi ailleurs: «certains de nos jeunes étaient déjà rentrés de Libreville et d’autres ville pour travailler à Moutassou et Mboukou dans les champ d’Olam. Mais les salaires qu’ils y percevaient les ont à nouveau repoussés loin de chez nous», a ajouté Jean Mouketou.

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