Face à la Nation: «Monsieur le président, vous démissionnez quand ?»

Voici bien une question parmi les plus piquantes, renvoyées par ses détracteurs sur les réseaux sociaux, à laquelle le président de la République,  Ali Bongo Ondimba répondra sans détour ce soir en tant que garant des institutions de la République, à 19h30mn, sur les chaînes locales (Gabon 24, Gabon 1ère et Radio Gabon). A côté de cette question tendancieuse, le président devra davantage expliquer les récentes mesures d’austérité dont la pilule a du mal à passer pour plusieurs syndicats des travailleurs qui tiennent à préserver leur « bout de pain ».

Pendant plusieurs semaines depuis le 13 août dernier, les Gabonais ont été invités à formuler leurs préoccupations de l’heure au Chef de l’Etat. Micro trottoir, et sur les réseaux sociaux (WhatsApp, Facebook), tous ces moyens de  communication ont été utilisés pour permettre aux Gabonais de l’intérieur du pays et de l’extérieur , tout comme ceux de Libreville, d’interagir avec le président de la République. Cet exercice inédit, aurait sans doute  pour objectif de rassurer les Gabonais.

Sur un plateau monté pour la circonstance, le président de la République répondra aux questions dans un échange organisé en trois (3) axes, à savoir : social, économie et politique. Ainsi,  l’émission « Face à la Nation », dont les questions retenues seraient, à en croire,  la DCP, restées authentiques à la formulation des interlocuteurs du président, reviendra sur des questions pendantes et incontournables. Avec sur le plan socio-économique, la décote sur les salaires des fonctionnaires, alors que le coût de vie à Libreville ne baisse pas (augmentation du prix des produits pétroliers à la pompe, la SEEG qui annonce une augmentation du prix de ses services malgré un récent chiffre d’affaires intéressant, et l’insécurité grandissante dans les grandes villes du pays pour ne citer que ces points-là).

Sur le plan économique, le président de la République devra aussi faire œuvre de pédagogie sur les récentes mesures prises pour réduire le train de vie de l’Etat, avec notamment, la  baisse des revenus des fonctionnaires, le gel des recrutements publics pendant trois ans, l’audit de la masse salariale, ou encore l’objectif 10.000 emplois par an. Des décisions qui souhaitent accompagner le Plan de Relance Economique (PRE), qui veut encourager la diversification de l’économie nationale. Le plan politique sera à coup sûr dominé par les récentes réformes institutionnelles qui font toujours débat, au lendemain du Dialogue Politique tenu dans la commune d’Akanda. Les internautes devraient aussi l’entendre sur la crédibilité des prochaines législatives couplées avec les locales, une opération inédite que certains acteurs politiques qualifient d’irrégulière, et en faux avec les dispositions légales en matière électorale.

Dans tous les cas, tout porte à croire que le président de la République est prêt pour dire la vérité à ses compatriotes, comme il l’a fait le 16 août dernier à la veille de la fête nationale, le 17 août.  Dans ce discours d’ailleurs, il l’a dit sans réserve à l’endroit de ses détracteurs « minoritaires »: « Ils ne sont pas le Chef de l’Etat et ils n’assument pas mes responsabilités. Je dois répondre du bien-être de tous mes concitoyens et je suis prêt pour cela à endosser la responsabilité de réformes parfois impopulaires mais que j’estime nécessaires à notre bien collectif ». L’heure de vérité est connue pour aujourd’hui, 19h30 en direct à sur les chaînes nationales, le chef de l’Etat répondra  aux questions de ses compatriotes dans l’émission « Face à la Nation ».

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