Fabien Méré : «Ce n’est pas Jean Ping qui compte, c’est le choix du peuple gabonais»

Le samedi 22 juillet, les gabonais de Bordeaux se sont réunis pour marcher dans la capitale de Gironde pour réclamer près d’une année après le respect du verdict des urnes issu de la présidentielle du 27 août 2016. A cette occasion, le défenseur des droits de l’Homme et membre de la Coalition pour la nouvelle République autour de Jean Ping, Me Fabien Méré en séjour dans l’Hexagone a délivré un message de soutien à la diaspora gabonaise.

Présent au milieu  des gabonais de la diaspora sur la Place de la Victoire à Bordeaux en France, Me Méré qui fut un témoin de l’attaque du QG de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, par les forces de l’ordre, a évoqué cet événement malheureux. «Le 31 août 2016, j’étais dans cet immeuble. Je suis sorti de cet immeuble le 1er septembre imbibé de sang sur l’ensemble de mon corps. En essayant de sauver ceux que je pouvais. Tous ces compatriotes qui sont partis»; a t-il confié.

«Cette histoire ne peut pas s’arrêter maintenant, et même si nous avons le souci de reconquérir la victoire du 27 août, nous avons l’obligation et le devoir de rétablir la justice et d’établir les responsabilités de ceux qui ont ôté la vie à tous ces jeunes qui commençaient à construire leur vie et qui l’ont vu partir en une fraction de seconde. Ce sont des choses que l’on ne peut pas oublier, parce qu’elles sont inacceptables. ce sont des choses pour lesquelles les auteurs doivent rendre compte»; a t-il lancé.

Par ailleurs, il n’a pas manqué de saluer la détermination de la diaspora qui depuis bientôt un an, ne cesse de manifester pour réclamer la vérité des urnes qui donnait vainqueur Jean Ping. «Nous avons fait du chemin ensemble. Vous les gabonais de l’extérieur êtes l’oxygène de ceux qui sont restés au pays. je voudrais que vous compreniez que vous êtes d’une importance capitale dans la conquête de la victoire de la liberté et la reconquête du 27 août»; a relevé Me Fabien Méré.

En outre, il a réitéré la détermination qui anime l’ensemble des gabonais épris de démocratie, dans ce combat pour l’alternance, indiquant que «ce n’est pas Jean Ping qui compte, c’est le choix du peuple gabonais. Nous ne pouvons pas continuer à laisser ceux qui ont échoué être déclarés vainqueur. Nous avons une nation à construire. l’acte de naissance de cette nation est né le 27 août».

Revenant sur le climat sociopolitique qui prévaut depuis la fin de l’élection présidentielle qui avait vu Ali Bongo être déclaré vainqueur par les institutions, il a décrit une situation plus que alarmante dans le pays. «je voudrais vous dire que dans votre pays, le gabon, on ne respire plus. On arrête à tout va, on emprisonne à tout va. Il n’y a plus d’Etat, c’est l’anarchie totale. La justice fait ce qu’elle veut, la police fait ce qu’elle veut. Les fonctionnaires ne travaillent plus. le pays est arrêté»; a t-il relevé.

Dans ce contexte qui laisse présager le pire pour le pays, Me Fabien Méré a appelé une fois de plus la Communauté internationale, et plus particulièrement la France à prendre ses responsabilités afin d’éviter le pire au Gabon. «Le président Marcon a évoqué dans les circonstances dramatiques, l’attaque de Nice et tous ces grands faits qui ont marqués la mémoire collective française. Et bien le Gabon, le 31 août a été marqué au fer chaud dans sa chair et s’il a promis de mater les terroristes, et bien au Gabon nous avons des terroriste alors qu’il vienne nous aider pour sortir du terrorisme» a t-il souligné.

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