Eyeghe Ndong invite les populations d’Atsib-ntsos à «faire barrage aux élections législatives»

Jean Eyeghe Ndong, le samedi 28 avril 2018 © GMT

Le «non!» aux législatives fait son petit bout de chemin au sein de la Coalition pour la nouvelle République (CNR). Le 28 avril dernier, l’ancien Premier ministre, Jean Eyeghe Ndong s’est rendu au quartier Atsib-ntsos dans le 2e arrondissement de Libreville, afin de demander aux populations riveraines de faire barrage aux prochaines consultations électorales.

Jean Eyeghe Ndong, en présence d’une cohorte d’hommes politiques de la Coalition pour la nouvelle République autour de Jean Ping, a réitéré, samedi dernier, dans le 2e arrondissement de la capitale, son refus de participer aux prochaines législatives.

C’est en présence de Benoît Mouity Nzamba, président du Parti gabonais du progrès (PGP), Philibert Andzembe, ancien gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), et d’autres membres de la CNR à l’instar de Radegonde Djeno, et Aimé Nzamba, que le sénateur Jean Eyeghe Ndong, orateur principal, a véhiculé son message à l’endroit des populations de cet arrondissement de Libreville.

«Nous dénonçons le fait que notre compatriote Jean Ping, vainqueur des présidentielles 2016, soit en ce moment à la maison au lieu d’occuper le poste qui lui revient de droit», a-t-il déploré. «Accepteriez-vous d’aller aux élections, législatives, tout en sachant qu’Ali Bongo a volé les élections présidentielles ?», a-t-il-lancé à l’endroit des populations.

Tour à tour, les compagnons de lutte de Jean Eyeghe Ndong se sont exprimés sur la question des législatives et la situation actuelle du pays. «Au sein du CNR, Jean Ping l’a dit, les élections législatives ne nous concerne pas, ce n’est pas notre dossier. Nous venons vers vous, populations d’Atsib-ntsos, pour vous dire de ne pas accepter les législatives», a martelé Véronique Essomeyo Minko.

Pour cette opposition radicale à Ali Bongo Ondimba, les 4 partis de la CNR favorable aux législatives font fausse route. Une position, «fourbe et perfide», qui selon eux, vise à conforter et légitimer le régime en place.

Les résistants, comme ils se font appeler, n’ont pas manqué de saluer la détermination de la diaspora gabonaise qui après 85 semaines reste mobilisée pour «dire non au régime usurpateur d’Ali Bongo».

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