Expulsion des gabonais de France: une intox selon l’ambassade du Gabon  

Ambassade du Gabon en France © D.R

Il s’agit d’une information relayée par l’Agence gabonaise de presse selon laquelle «Franck Paris, a annoncé, lundi, qu’il entamera l’expulsion vers Libreville des gabonais en situation irrégulière», reprise par Gabon Media Time quelques heures plus tard. Après vérification auprès de l’ambassade du Gabon en France, il ne s’agissait que d’une réunion consacrée à la mise en oeuvre d’un dispositif de sécurisation de l’ambassade, du personnel diplomatique  et des officiels gabonais en mission dans l’hexagone.

Jointe par Gabon Media Time, une source autorisée en poste à la représentation diplomatique du Gabon en France explique qu’il n’y a pas de confirmation à faire. «Nous avons publié un communiqué qui ne faisait pas état de l’expulsion vers Libreville des gabonais en situation irrégulière», confie-t-elle, tout en précisant que «Franck Paris (le Conseiller Afrique de l’Élysée, NDLR) n’était pas présent à la réunion».

Après vérification, il semblerait que l’Agence gabonaise de presse (AGP) aurait été induite en erreur par un communiqué publié un jour auparavant, sur un compte non officielle de l’ambassade qui faisait état de ces éléments. «Il ne s’agissait que d’une réunion consacrée à la sécurisation de la mission diplomatique et à la protection des gabonais qui y travaillent, c’est à dire les diplomates, les autres fonctionnaires et personnalités gabonaises qui arrivent ici en mission», poursuit notre contact.

Pour ce qui concerne les procédures judiciaires engagées contre les gabonais fauteurs de troubles en France et qui devraient être accélérées par ledit conseiller, le diplomate confirme que l’ambassade du Gabon a saisi la justice française contre des ressortissants gabonais et franco-gabonais cependant, «il ne revient ni au Quai d’Orsay, ni à une quelconque autorité de s’immiscer dans les procédures judiciaires. Depuis un an certaines procédures ont été lancées. Nous espérons qu’un jour l’on arrive à la tenue d’un procès», précise-t-elle.

Si l’expulsion de ressortissants gabonais irrégulièrement installés en France est une possibilité, ce sujet n’était pas à l’ordre du jour de la réunion du lundi 11 juin dernier, à la Chancellerie. L’information erronée semble avoir été diffusée pour alimenter la chronique sur la déstabilisation de l’ambassadeur, Flavien Enongoue. 

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