Exploitation illégale des forêts du bassin du Congo :  les pays enregistrent des pertes colossales

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150 milliards de pertes fiscales, annuel, dans l’exploitation illégales des forêts du bassin du Congo. C’est du moins ce que semble démontrer un rapport du bureau régional d’Interpol de Yaoundé, l’exploitation illégale de la forêt des pays du Bassin du Congo (Cameroun, Gabon, Centrafrique, Guinée-Équatoriale, Congo, RDC).

En effet, les pays du Bassin du Congo subissent le contrecoup de l’exploitation illégale de la forêt.   L’information a été révélée au cours d’un atelier sur l’exploitation forestière illégale en Afrique centrale, tenu du 14 au 16 novembre 2017, au sein du bureau régional d’Interpol à Yaoundé.

« Malgré les opérations soutenues par Interpol qui ont abouti aux saisies de bois illégal d’une valeur de plus de 1,3 milliards de dollars américains (soit environ 716 milliards FCFA à la valeur du dollar au 26 novembre 2017) entre  2013  et 2015, le fléau reste important ». Peut-on lire dans le rapport.

Selon toujours cette étude, le commerce du bois dans le Bassin du Congo serait à 50% d’origine illégale. Sur le plan mondial, cette activité ne représenterait que 15 à 30%. A qui profite le crime ?

Selon l’ONG Greenpeace, les chinois seraient les principaux bénéficiaires de cette exploitation illégale de bois. «Environ 3 millions de m3 de grumes et se positionne comme première destination des exportations de bois dans le Bassin du Congo. Dans ces quantités absorbées par le marché chinois, on retrouve beaucoup de bois coupé illégalement qui est ensuite distribué partout via des centaines de milliers d’usines de transformation. En fait contrairement à l’Union Européenne ou les Etats-Unis, aucune loi ne bannit l’importation de bois illégal en Chine. Pour Greenpeace, l’Empire du Milieu détient les armes pour résoudre le problème de l’exploitation illégale du bois dans le Bassin du Congo»; précise-t-elle.

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