Expertise sur Ali Bongo: la décision attendue pour ce 12 août malgré l’injonction de la Cour de cassation

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Les membres de l'Appel à agir au Palais de justice de Libreville © D.R.

L’affaire opposant  le collectif Appel à Agir à Ali Bongo Ondimba n’est pas prête de connaître son épilogue. Tenus en haleine depuis plusieurs mois déjà par ce procès inédit, les Gabonais sont toujours dans l’attente du dénouement de cette affaire.  Cette dernière renvoyée à ce lundi 29 juillet, jour vient d’être mise en délibéré pour le 12 août prochain par la Cour d’Appel Judiciaire de Libreville. 



Dans le cadre de la demande judiciaire d’expertise médicale sur le Chef de l’Etat Ali Bongo, les membres du collectif Appel à Agir étaient convoqués ce lundi 29 juillet par la Cour d’Appel Judiciaire de Libreville. Contrairement à la fois précédente  les avocats d’Ali Bongo étaient bien présents à l’audience. 

D’entrée de jeu, ces derniers ont soulevé plusieurs exceptions estimant que la Cour d’appel ne devait pas connaître cette affaire, saisissant de ce fait la Cour de cassation qui par ordonnance a demandé au juge de surseoir à statuer. Joint au téléphone par Gabon Media Time l’un des membres du collectif en l’occurrence Elza Ritchuelle Boukandou a fustigé les manoeuvres dilatoire de la partie adverse. 

En effet, le collectif soutient qu’Ali Bongo a été assigné en tant que citoyen gabonais. Donc en aucune manière, la question de la compétence de la Cour ne devrait être soulevée. « Monsieur Ali Bongo qui, alors qu’il exerçait déjà la fonction de président de la République, a été jugé devant cette même Cour d’Appel civile ne peut aujourd’hui se prévaloir d’une immunité qui interdirait cette juridiction de le juger », a relevé le collectif. 

Par ailleurs, selon Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, également membre dudit  collectif, « les 6 avocats d’Ali Bongo se sont présentés avec une décision de la Cour de Cassation lui intimant l’ordre de se dessaisir sans délai de l’affaire.» Une procédure introduite en violation de la loi face à laquelle la Présidente de la Cour d’Appel Judiciaire ne se serait pas laissé intimider

Face aux exposés faits des deux parties, la Présidente de la Cour d’Appel de Libreville Paulette Ayo Mba épouse Akolly a jugé utile, après 2 heures de débat, de mettre en délibéré la décision au le 12 août prochain. 

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