Exonération des charges sociales: un levier temporaire pour la création d’emplois

le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet © D.R

Le jeudi 22 mars dernier, le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet, a eu une réunion de travail avec certains membres de son gouvernement. Il  s’est agi, d’examiner les mesures prioritaires, notamment l’exonération temporaire de cotisations pour toutes créations nettes d’emploi, annoncées par le président de la République le 31 décembre 2017, lors de son adresse à la nation à l’occasion de la Saint Sylvestre.  

Cette exonération temporaire des charges sociales  qui est considérée par le gouvernement comme un levier de l’employabilité des jeunes a été au centre d’un Conseil interministériel sectoriel, le jeudi 22 mars, à la Primature, présidé par Emmanuel Issoze Ngondet, auquel prenaient part, les ministres de la protection sociale Paul Biyoghe Mba, du Budget et des Comptes Publics Jean Fidèle Otandault, de l’économie Régis Immongault, de la ministre de la Promotion des investissements privés Madeleine Berre, et  du ministre du Travail et de l’emploi Carmen Ndaot.

L’examen de l’ensemble des mesures annoncées par le président Ali Bongo Ondimba en décembre dernier a cristallisé les débats. Certaines d’entre elles sont en bonne voie, notamment celle relative au ministère du travail, de l’emploi et de l’insertion professionnel.

Les ministres de l’économie, du Budget, de la Protection Sociale, du Travail- Emploi et celui de la promotion des investissements privés, ont défini les grandes lignes de l’Ordonnance qui va consacrer des dérogations aux cotisations sociales et fiscales. En définissant les mécanismes de concrétisation des avantages accordés aux employeurs dont 50% d’exonération de charges sociales à la première embauche. Et 75% à la deuxième embauche, et 100% à partir de la troisième embauche.

Selon la Primature, cette mesure devrait aussi permettre la définition des types de contrats de travail, avec pour objectif global  la création de 10 000 emplois par an. Dans son exposé des motifs, le ministre de l’économie Régis Immongault, a indiqué avoir discuté avec tous les acteurs, patronat et syndicats, «afin de concilier les points de vues sur l’option choisie pour la mise en œuvre de cette décision présidentielle», tout en tenant compte des répercussions que celle-ci peut avoir sur les charges des entreprises.

Après examen et analyse, le mécanisme qui a été retenu porte sur le crédit d’impôts et le contrat-aidé. Les textes adoptés en Conseil des ministres prévoient également un mécanisme de compensation des charges sociales et fiscales. L’Etat gabonais devra garantir et assurer le bénéfice des prestations.

Le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet a mis en relief le caractère applicable immédiatement de ces mesures, car a-t-il rappelé, le gouvernement a l’obligation de répondre aux directives présidentielles et aux attentes des populations.

Le chef du gouvernement en a profité de demander  au ministre de l’Économie de continuer à sensibiliser l’ensemble des opérateurs économiques, «pour s’assurer de la compréhension nette» de cette exonération temporaire de cotisation pour toute création d’emplois. 

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