Exécution budgétaire 2017: la transmission tardive des documents de contrôle imputable à l’ancien DGBFiP

Le ministère du Budget et des Comptes publics © GMT

Le rapport de la Cour des Comptes sur l’exécution des lois de finances en vue du règlement du Budget de l’exercice 2017, a souligné entre autres des carences imputables à certaines directions du ministère en charge de la dépense et à la Direction générale de la Dette. Le juge des ordonnateurs et des comptables de l’Etat, a notamment pointé du doigt la transmission tardive des documents nécessaires au contrôle, par la Direction générale du budget et des finances publiques, source de la production tardive dudit rapport.



Comme nous vous l’indiquions dans notre article « Gabon: Fabrice Andjoua et la DGBFiP rattrapés par leurs excès », le rapport de la Cour des Comptes sur l’exécution de la loi de finances initiale et rectificative en vue du règlement du Budget de l’exercice 2017, a souligné les carences de certaines directions notamment la Direction générale du budget et des finances publiques (DGBFiP), en matière de respect des procédures.

Comme l’a indiqué la Cour des Comptes, « les documents élaborés par la DGBFiP lui ont été transmis audelà du délai légal soit le 06 novembre 2018, en dépit de l’obligation légale de production des documents au plus tard le 30 juin ». Cette « transmission tardive des documents de contrôle » directement imputable au DGBFiP en poste au cours de l’exécution budgétaire 2017 qui n’est autre que l’actuel ministre du Budget et des Comptes publics et à l’origine des « divergences » révélées dans ce rapport, a donc conduit le juge des ordonnateurs et des comptables de l’Etat, à émettre de sérieuses « réserves quant à la sincérité des informations qui retracent la situation financière de l’Etat au terme de l’exercice 2017 ».

Nommé à la tête de cette direction stratégique en fin septembre 2017, « Fabrice Andjoua Bongo Ondimba n’a ni préparé ni programmé ni même exécuté le budget 2017 », précisent des sources bien introduites au sein de ce département ministériel car, poursuit-elle, « une semaine après sa prise de fonction, une circulaire du Premier ministre relative à la clôture budgétaire dont la première étape était la suspension des engagements pour les responsables d’unités opérationnelles des différentes Missions et Programmes avait été prise ». La question qui se pose, est celle de savoir ce qui justifie ce retard dans la « production desdits documents de contrôle » au mépris du délai légal.

Chantre du « Reporting » et de la « discipline budgétaire » Jean Fidèle Otandault en procédant de la sorte, a donc agi en parfait désaccord avec la politique Budgétaire qu’il promeut. En sa qualité de « ministre de la dépense », il jette donc le discrédit sur les réformes qu’il mène, et qui sont censées aboutir à une gestion plus orthodoxe des finances publiques. Nous y reviendrons. 

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