État de santé d’Ali Bongo: séraphin Ndaot pointe du doigt «un déficit de communication»

Me Seraphin Ndaot © Gabonreview

C’est au cours d’une interview au quotidien L’Union que le Président du Parti pour le développement et la solidarité sociale (PDS), Me Séraphin Ndaot par ailleurs président du Conseil national de la démocratie (CND) s’est prononcé sur l’état de santé du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba. A cette occasion, il n’a pas manqué de fustiger le déficit de communication observé depuis la révélation de cette affaire d’Etat.

Interrogé sur l’état de santé d’Ali Bongo qui se trouve toujours hospitalisé au King Fayçal hospital en Arabie saoudite depuis bientôt trois semaines, Me Séraphin Ndaot a souhaité par convenance et par pudeur ne pas émettre de jugement sur cette affaire qui touche la première institution du pays. Avant de dénoncer un déficit de communication régulière, qui plonge certainement les populations dans une incertitude totale.

pour le leader du PDS cette situation est la cause de la multiplication de rumeurs les plus folles sur l’état de santé du président de la République.  « Il est vrai que ce déficit de communication officielle périodique, les approximations entretenues sur l’évolution de cet état de santé perturbent la sérénité ambiante et ouvrent grandement les vannes des supputations et des spéculations les plus clivantes, puisqu’il s’agit tout de même de l’état de santé du chef du pays », a t-il relevé.

Conscient de ce que le manque d’information véritable sur la santé du chef de l’exécutif gabonais  pourrait susciter de fortes inquiétudes chez les populations et les partenaires du Gabon, le Président du Conseil national de la démocratie a indiqué qu’il était  « souhaitable que les autorités communiquent hebdomadairement sur ce sujet hautement préoccupant ».

Il faut noter que la dernière communication du porte parole de la Présidence de la République Ike Ngouoni Aila Oyouomi, le dimanche 11 novembre 2018, avait presque fait un flop, car au lieu de rassurer l’opinion, elle a suscité depuis lors toutes sortes d’interprétations. Certains observateurs de la vie publique gabonaise estimant même que le conseiller spécial en charge de la communication présidentielle n’avait fait que répéter ce que de nombreux médias internationaux avaient déjà révélé.

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