État de santé d’Ali Bongo: le PLC pour une délégation de l’opposition à Riyad

Nicolas Nguema, président du PLC © GMT

L’État de santé du président de la République, Ali Bongo Ondimba, n’a pas fini d’alimenter le débat au sein de l’opinion nationale, la longue absence du chef de l’Etat étant entourée d’une opacité sans précédent. C’est donc dans une logique de translucidité que s’inscrit le parti Pour le changement (PLC) qui n’a pas manqué lors d’une déclaration ce mardi 13 novembre, d’interpeller les autorités afin qu’une délégation de l’opposition puisse se rendre à Riyad en Arabie Saoudite pour démêler ce noeud gordien.

C’est par la voix de l’un de ses présidents, Nicolas Nguema, que le PLC a tenu à interpeller l’opinion sur la longue absence d’Ali Bongo Ondimba pour des raisons de santé et le secret qui entoure cette dernière. Ainsi, Il estime nécessaire que les Gabonaises et les Gabonais soient informés de la situation réelle du Chef de l’Etat, car cette longue hospitalisation tend à installer la psychose au sein de la population.

Cette formation politique d’opposition n’a pas manqué également de fustiger l’attitude des autorités qui peinent à apporter des réponses claires aux interrogations des citoyens.  « l’État de santé de monsieur Ali Bongo Ondimba est une préoccupation importante car, il incarne la Nation gabonaise et sa santé ne peut relever de sa vie privée ni du privilège de ses amis», a lancé Nicolas Nguema.

Dans la même lancée que l’Union nationale (UN) et la société civile, le PLC a également sollicité qu’une délégation de l’opposition, de la majorité et de la société civile se rende à Riyad afin de constater ce qu’il en est réellement. Rassurer et apaiser les Gabonais tel est le dessein de cette proposition. Évoquant l’attitude affichée par certains tenants du pouvoir, il a relevé que «c’est de la loyauté mal placée! puisqu’ils oublient «qu’avant d’être au service d’un clan, ils sont tout d’abord aux commandes d’un Etat».

Après deux semaines d’absence, la communication gouvernementale n’a pas atteint les objectifs escomptés, elle ne rassure pas et pour cause trop d’informations, de non-dits et de contrariétés dans les propos du porte-parole de la présidence. Alors que « le peuple gabonais mérite plus de respect et d’égard devant se manifester par l’obligation gouvernementale d’informer l’opinion publique nationale », précise Nicolas Nguema.

Parti d’une fatigue légère devenue sévère puis d’un malaise accompagné de saignements l’opinion émet de plus en plus de doutes. D’ailleurs pour Séraphin Ndaot, président du Conseil national de la démocratie il y a bel et bien « un déficit de communication ».

Laissez votre commentaire