État de santé d’Ali Bongo: l’UN dénonce un  «mensonge d’État»

Zacharie Myboto, président de l'Union Nationale © GMT

Le point sur l’état de santé du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba fait le dimanche 28 octobre 2018 par le Porte-parole de la Présidence de la République n’a pas du tout convaincu. C’est du moins ce que pense l’Union nationale (UN) qui dans un communiqué rendu public ce mardi 13 novembre 2018 a tenu à relever les contradictions des communications faites par l’administration de la Présidence et invité le gouvernement à s’exprimer « en responsabilité » sur ce sujet qui touche la première institution du pays.

En effet, quatorze jours après les révélations sur l’hospitalisation d’Ali Bongo au King Fayçal hospital de Riyad l’administration de la Présidence de la République a apporté de nouveaux éléments qui selon l’UN sont « en totale contradiction avec ceux du 28 octobre 2018 ».

Des informations qui ont fait passer le diagnostique du chef de l’Etat d’une « fatigue sévère » à la constatation d’un « saignement justifiant une prise en charge médico-chirurgicale en secteur hautement spécialisé ». A cet effet, l’Union nationale par la voix de son Commissaire National chargé de la Communication Marcel Djabioh a fustigé la non communication par la présidence des bulletins de santé du chef de l’exécutif qui selon lui est « grave et attentatoire au bon fonctionnement de l’État ».

« Dans sa communication du 29 octobre 2018, l’Union Nationale a opportunément rappelé que la gestion d’une situation de cette nature relève de la seule compétence du Gouvernement qui a l’obligation d’en informer la Nation. L’Union Nationale constate ainsi, pour le condamner, qu’un groupe de personnes au sein de la Présidence de la République, a choisi l’évitement, la dissimulation et même le mensonge d’État », dénonce le communiqué.

Dans la droite ligne de sa précédente communication l’Union Nationale a une fois de plus demandé que le gouvernement « s’exprime en responsabilité sur l’état de santé du président de la République et en informe régulièrement la Nation », mais aussi qu’il soit la seule institution habilitée à suivre ce dossier aussi bien auprès des Médecins que des Autorités saoudiennes. « Que le Premier ministre, conduisant une délégation représentative de la Nation,  se rende à Ryad dans les meilleurs délais, afin de rencontrer le Chef de l’État, les Autorités saoudiennes, dont il est l’hôte officiel, ainsi que l’équipe médicale de l’Hôpital du Roi Fayçal », a conclu l’Union nationale.

Laissez votre commentaire