Etat de santé d’Ali Bongo: Lucie Milebou invitée à se prononcer avant le 21 décembre

Lucie Milebou Mboussou © D.R

Principale sujet de débat au sein de l’opinion nationale, l’état de santé du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba actuellement en période de rééducation et de convalescence à Rabat au Maroc continue de susciter des questionnements. Une situation que souhaite clarifier la société civile qui a saisi le 7 décembre dernier la présidente du Sénat Lucie Milebou-Mboussou afin que celle-ci s’exprime sur cette question et commandite une commission parlementaire qui devra se rendre compte de la capacité du président à continuer d’assurer ses fonctions.



Cette position défendue par la société civile par le truchement de la confédération Dynamique unitaire s’explique par le fait qu’actuellement elle est la présidente de l’unique institution représentant le peuple, et qu’à ce titre elle détient (avec le président de la République) la légitimité populaire car assurant en même temps les prérogatives de l’Assemblée nationale.

Dans l’interview accordée à l’hebdomadaire La Loupe, le président de DU Jean-Rémy Yama  estime que « toutes les images ou vidéos montrées par les médias nationaux ne résistent pas à une analyse objective. Les soutiens apportés à ces images et vidéos par l’Exécutif sont sujets à caution ». Toute chose qui selon lui interpelle désormais l’institution qui représente le peuple, en l’occurrence le Sénat.

«Pour rassurer le peuple, la seule institution qui peut parler est le Sénat, qui assure en même temps les prérogatives de l’Assemblée nationale. Le Sénat a toute la légitimité pour mettre en place une commission parlementaire composée de groupes siégeant en son sein (majorité, opposition) pour s’enquérir de l’état de santé réel d’Ali Bongo Ondimba, en se rendant au lieu exact où il se trouve et venir rendre compte au peuple», a martelé le leader syndical.

Toutefois, la confédération syndicale n’a pas manqué de prévenir qu’en cas d’échec de leur «démarche parlementaire» d’ici le vendredi 21 décembre 2018, elle déduira qu’« Ali Bongo Ondimba est incapable physiquement et/ou mentalement de diriger le Gabon », annonçant par la même occasion qu’elle envisage des actions fortes afin d’obtenir des réponses claires sur cette affaire qui au fil que les jours passent met à mal le bon fonctionnement des institutions.

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