Est-ce ça la route nationale de l’émergence ?

Axe Libreville-Ntoum © Gabonactu

Depuis plusieurs années, les discours sur le développement, l’aménagement et le renforcement des infrastructures routières n’ont pas fini d’alimenter les projets politiques et faire voter des budgets au parlement. Mais dans les faits, rien n’a changé depuis des lustres. C’est le cas de la route nationale qui ne finit pas de composer des épopées. Depuis 9 ans, les gabonais se posent à l’unanimité la même question: est-ce ça la route de l’émergence?

Au moment où les compétitions continentales se disputent au Gabon depuis plusieurs années déjà, avec les réalisations faramineuses des stades et autres hôtels, le discours du gouvernement sur la route nationale n’intervient que pour déplorer les accidents mortels et ouvrir des enquêtes qui n’ont jamais abouti; alors que la route nationale exige, par elle-même et ses accidents, un réaménagement sincère. Son état actuel souhaite qu’une société qualifiée s’en occupe, et pas qu’on y envoie des charlatans fermer des trous qui vont s’ouvrir le lendemain.

En se satisfaisant du bilan du projet de l’avenir en confiance qui se résume à 650 km de routes bitumées, le gouvernement de la République dont les ministres empruntent constamment la Nationale 1 pour des week-ends ou des activités politiques en province, fait exprès d’ignorer les dangers quotidiens que courent les voyeurs.

En attendant de vivre l’émergence en 2025 qui nous laissera spectaculaire des deux fois deux voies, les usagers de la nationale souhaitent qu’une cure de jouvence soit donnée, plus particulièrement de Libreville à Kango. Car entre accidents de circulation, nids de poule à n’en point finir et des chauffeurs parfois ivres d’alcool ou de sommeil, la route nationale interpelle les autorités gabonaises. Non pas un appel à disserter sur une maquette (puisque c’est ce qu’ils savent faire le mieux) mais un appel à panser sérieusement l’état de la route.

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