dimanche,28 novembre 2021
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Essai clinique en Afrique: le CSA condamne les propos des journalistes et met en garde la chaîne LCI

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Les déclarations sur la chaîne de télévision française LCI d’un médecin d’une structure hospitalière parisienne, en l’occurrence le docteur Jean-Paul Mira et un chercheur Camille Locht, du reste directeur de recherche à l’Inserm sur l’éventualité d’aller tester des vaccins de type BCG contre les malades de la Covid-19 avaient provoqué une onde de choc dans le monde, où en Afrique notamment, plusieurs personnalités s’étaient levées dénonçant des propos abjects et foncièrement racistes. Quelques semaines après ces évènements malheureux, le Conseil supérieur de l’audiovisuel en France se prononce enfin sur la question en condamnant LCI qu’elle met en outre en garde sur la nécessité de veiller à ce que de tels faits ne se reproduisent plus. 

« Si je peux être provocateur, est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation, un peu comme c’est fait d’ailleurs sur certaines études avec le sida, ou chez les prostituées : on essaie des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées. Qu’est-ce que vous en pensez ? », avait lancé Jean-Paul Mira, chef de service de médecine intensive et réanimation à l’hôpital Cochin sur les antennes de la chaîne LCI. Ces propos foncièrement offensants, dénigrants pour les Africains avaient suscité indignation et acerbité dans les pays africains et dans la diaspora dont le slogan qui revenait avec une certaine recrudescence était  « l’Afrique n’est pas un laboratoire » ou encore « les Africains ne sont pas de cobayes ».

De tels propos ayant suscité une telle polémique bousculant presque les relations bilatérales entre l’Afrique et la France n’auraient pas pu laisser insensible le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) qui est l’autorité publique française de régulation de l’audiovisuel. Le CSA a matérialisé sa réaction sur la question par une adresse de son président Roch-Olivier Maistre au vice-président du Réseau francophone de la régulation des médias (REFRAM). 

Roch-Olivier Maistre a ainsi annoncé à ses collègues que « le CSA a constaté que les propos tenus en direct par des invités de la chaîne, au caractère à l’évidence plus que contestable, avaient traduit un défaut de maîtrise d’antenne de la part de celle-ci, et qu’en outre elle n’avait pas traité le sujet avec suffisamment de rigueur. C’est pourquoi il a été décidé d’adresser à la chaîne une mise en garde ferme », a-t-on pu lire dans l’adresse. 

C’est ensuite par le truchement d’un communiqué de presse que le CSA s’est étendu sur les propos tenus dans cette émission « LCI info » diffusée le 1er avril 2020. Tout en soulignant que cette « séquence a suscité de nombreuses réactions et une vive émotion tant au plan national qu’international, ainsi que de très nombreuses saisines du Conseil supérieur de l’audiovisuel de la part des téléspectateurs », l’autorité publique française de régulation tout en reconnaissant que lesdits propos étaient « abrupts et contestables », a dans son communiqué « fermement mis en garde la chaîne LCI contre le renouvellement de tels faits ». 

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