Esclavage en Libye : bientôt un sommet extraordinaire des chefs d’État ?

« Marchés d’esclaves » en Libye © Reuters

Face à l’indignation grandissante des Africains sur ce que certains appellent déjà «l’esclavage en Libye», certaines personnalités politiques du continent noir commencent à sortir de leur réserve. Le dernier en date c’est le président guinéen Alpha Condé qui s’est prononcé sur son compte Facebook au nom de l’UA promettant tout mettre en œuvre pour mettre fin à cette pratique.

Le président de la République de Guinée, par ailleurs président en exercice de l’Union Africaine depuis le 30 janvier de l’année en cours a indiqué le 17 novembre dernier sur son compte Facebook qu’il exprimait son indignation «face au commerce abject de migrants qui prévaut en ce moment en Libye et condamne fermement cette pratique d’un autre âge. L’Union Africaine invite instamment les autorités libyennes à ouvrir une enquête, situer les responsabilités et traduire devant la justice les personnes incriminées. Elle invite parallèlement les autorités libyennes à revoir les conditions de détention des migrants. Ces pratiques modernes d’esclavage doivent cesser et l’Union Africaine usera de tous les moyens à sa disposition pour que plus jamais pareille ignominie ne se répète.»; pouvait-on lire.

Une intervention qui évidemment laisse perplexes tous les activistes africains qui avaient souvent tiré la sonnette d’alarme face à cette forme de barbarie qui ne valorise guère l’humanité depuis 2016. Aussi cruel que cela puisse paraître, il aurait fallu donc qu’un document sur le sujet soit diffusé sur un média européen pour que les Africains se bougent sur la toile et ailleurs.

Toutefois, sachant que ces néo-esclaves pour des raisons d’insécurité socio-économique, il sera difficile de mettre fin à cette pratique. Les pays africains gagneraient à réfléchir comment garantir un mieux être à leur jeunesse au risque de les livrer en continue au sacrifice de l’immigration clandestine.

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