dimanche,5 décembre 2021
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Erika, 31 ans, assistante de direction

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Ou vivez vous et avec qui ?

Je vis dans Nzeng Ayong plus précisément au Fromager. Je suis en concubinage depuis quelques années et je suis la maman comblée de deux petites filles de deux et six ans.

Nous vivons dans un appartement, plutôt en sécurité le seul bémol est le manque d’espace extérieur.

Quelle est votre situation de travail en ce moment ?

Au travail, c’est un sentiment de temps qui s’est arrêté car tout est si différent de notre cadre habituel, l’ambiance est lourde.  Les usagers sont rares. Les objectifs sont les mêmes, sauf que vis-à-vis de la crise sanitaire actuelle mon rôle est aussi de sensibiliser les quelques personnes que je reçois encore sur les mesures barrières tout en les appliquant aussi très rigoureusement.

Comment vivez vous ces changements ?

Je ne dirais pas que c’est facile, mais je m’adapte aux contraintes liées à la pandémie et je fais ce qu’il faut pour rester concentrée sur le travail. Cette attitude permet de faire abstraction un petit moment des conséquences qu’elle cause partout dans le monde et surtout dans notre quotidien. Cette situation nous attriste.

Comment faites vous pour rester en contact avec vos amis et la famille ? 

Je suis régulièrement connectée sur WhatsApp et Facebook. Je discute avec tout le monde. Les sujets de conversation varient, il est vrai que nous discutons de la crise actuelle mais nous parlons beaucoup de l’après COVID-19. En quelque sorte cette crise nous fait réaliser à quel point nous aurions pu faire plus d’efforts vis-à-vis de nos proches. Alors les projets sont très nombreux, nous prions donc pour le rétablissement des conditions.

Ressentez-vous une plus grande charge physique et mentale dans votre vie ?

Grosse charge financière, en effet, il faut s’assurer d’avoir toujours les réserves notamment pour les produits de première nécessité. S’approvisionner est très compliqué entre les heures de travail et la fermeture des magasins, c’est un marathon assez difficile. Moralement je suis moins sereine. Chaque soir je redoute un bilan plus lourd et le durcissement des mesures de confinement. La vie familiale a aussi pris un coup, les activités sont en baisse ce qui a pour effet immédiat de nous préoccuper. Nous ne savons pas à quoi nous attendre.

En ce moment, comment vous détendez vous ?

J’écoute un peu de musique, ma playlist est assez fournie. De plus, le week-end j’essaie de cuisiner un plat inhabituel pour essayer de rendre le confinement moins pesant. 

Étant dans un appartement sans espace extérieur, j’imagine des petites activités pour profiter de mes deux petites.

Quelle est la dernière chose qui vous a fait rire ou sourire ?

Un câlin groupé en laissant mes enfants ce matin pour aller travailler. Avant d’affronter la morosité qui règne actuellement dans la ville.  Ce genre de petit geste me booste.

Un conseil aux autres femmes en cette période difficile ?

Aux femmes actuellement en activité car faisant partie des secteurs essentiels je dirais de manifester conscience professionnelle et fierté. En effet, Notre contribution dans la société en cette période délicate n’en sera que plus bénéfique. 

A celles qui ont été contraintes de cesser leurs activités, souvenez vous de ces quelques jours de repos qu’on a toujours voulus mais l’occasion ne s’est jamais présentée, je vous conseillerais de profiter de cette période pour vous ressourcer, prendre le temps de repenser vos projets mis de côté par manque de temps, de voir comment améliorer vos compétences (oui il y a toujours mieux à proposer) et enfin c’est l’occasion de renforcer les liens en famille. 

Pour ce qui est de mon expérience personnelle, je réalise que l’entreprise à laquelle j’appartiens est bien plus que ce que je m’imaginais. J’en avais déjà la certitude et maintenant je me sens vraiment fière d’en faire partie au-delà des préjugés. 

Je vois différemment les entreprises de pompes funèbres.  Leur rôle ne se limite pas à inhumer des dépouilles cela relève beaucoup de l’accompagnement des familles, le soutien qu’on leur apporte et tous les services que nous mettons à leur disposition pour dire au revoir dignement à leurs bien-aimés…tout ceci requiert d’aimer servir les autres. Cela suscite en moi une motivation supplémentaire de me lever et aller au travail. 

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