dimanche,24 janvier 2021
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EPC: les parents d’élèves dénoncent l’accaparement du compte bancaire des établissement par Mouguiama Daouda

C’est ce jeudi 7 janvier 2021 qu’un collectif de parents d’élèves a tenu à monter au créneau au sujet de la décision du ministre de l’Education nationale le Pr. Patrick Mouguiama Daouda de « s’accaparer de la gestion directe du compte bancaire centralisant les frais de scolarité » desdits établissements. Pour cette organisation, la proposition de convention bilatérale rédigée unilatéralement par le ministère de tutelle est un danger pour ce modèle éducatif vieux de plus de 40 ans au Gabon.

Alors qu’on aboutissait à la reconduction du contrat des EPC qui met en étroite relation les États gabonais et français ainsi que les partenaires sociaux à savoir l’association des parents d’élèves, tout semble avoir été chamboulé. Et pour cause, l’APEPC chargée de la gestion administrative et financière des 6 établissements alignés à ce système serait poussée vers la sortie par le gouvernement gabonais. En effet, le Pr. Patrick Mouguiama Daouda a d’ores et déjà annoncé que le ministère dont il est le patron, remplacera les parents d’élèves.

Une pillule dure à avaler pour ces parents qui ne comprennent toujours pas l’opportunité d’une telle décision alors qu’en 44 ans de gestion privée, les EPC sont devenues le modèle pédagogique par excellence. Au point de s’aligner à la donne du prestigieux établissement d’enseignement secondaire Lycée Blaise Pascal et ce, au fort de la crise sanitaire liée à la Covid-19. 

Durant l’échange avec la presse, les parents d’élèves ont rappelé le mode de fonctionnement de l’EPC. « Il y a un organisme gestionnaire, L’APEPC qui fonctionne comme un délégataire de service public et assure la gestion, fait fonctionner les 6 écoles publiques conventionnées et est l’employeur des personnels contractuels. Les parents élèves étant les principaux contributeurs à ce système, qu’est-ce qui justifie qu’ils soient écartés de la gestion de ces écoles ? », s’est interrogé l’un des membres. Une interrogation qui a tout son sens si on considère que les 2,5 milliards récoltés à l’année sont uniquement issus des frais de scolarité.

Le Pr.Patrick Mouguiama Daouda viserait-il ce pactole? C’est la question qui taraude les esprits de plus d’un. Il faut dire que cette volonté affichée par le gouvernement ne se justifie pas. D’ailleurs grâce à l’implication du bureau provisoire de l’association la gestion aura été des plus orthodoxes contrairement au bureau sortant accusé de  « gestion scabreuse des EPC entre de 2012 à Août 2019 ». Ainsi, en un an de mandat, le bureau actuel a réussi à éponger les dettes sociales et d’exploitation ainsi qu’à effectuer des travaux de rénovation pour le bien des 2400 élèves inscrits au sein desdits établissements. 

Au regard de ce qui précède et du risque qui se dessine, les parents d’élèves ont dénoncé une « confiscation » injustifiée par le Ministère de l’Education nationale. « Nous disons oui à la réforme. Oui au rôle de contrôleur renforcé de l’État tels que consacré par le projet d’accord bilatéral dans sa version du 29 mai 2020. Mais nous disons non à la confiscation des écoles conventionnées. Nous craignons les mêmes errements constatés au sein du système public classique », a conclu le porte-parole dudit collectif.

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