Enseignement supérieur: l’AUF lance un collège doctoral régional multi-sectoriel

Joseph Indjendje, responsable du CNFL © GMT

Le Campus Numérique Francophone de Libreville (CNFL) a abrité récemment la présentation de l’appel à candidature en vue de recruter la première cohorte du Collège doctoral régional «Mathématiques, Informatique, Biosciences et Géosciences de l’environnement» de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Cette collaboration académique qui mise sur la mobilité des enseignants et des étudiants a pour domaines prioritaires : les mathématiques, l’informatique, les Sciences du vivant, Sciences de la terre et l’environnement. Les candidatures gabonaises sont très attendues.

La salle de conférence du CNFL au sein de l’Université Omar Bongo a refusé du monde le 20 avril dernier. A l’occasion de cette présentation, plusieurs étudiants en fin de cycle pour la plupart, ont tenu à cerner les contours de cette nouvelle opportunité scientifique. Principal intervenant, Joseph Indjendje, Responsable du CNFL a indiqué que «la direction régionale Afrique centrale et  des Grands Lacs vient de lancer un appel à candidature pour  la mise en place d’un collège doctoral régional dans quatre champs thématiques bien spécifiques. […] On s’est rendu compte que dans la région de l’Afrique centrale et des Grands Lacs, ces formations n’étaient pas très poussées dans les universités membres».

Le collège doctoral régional est mis en œuvre par l’AUF, l’Ambassade de France au Cameroun à travers le service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Ce dispositif «Collèges doctoraux» est une contribution au développement d’espaces régionaux de formation et à la recherche, dans les domaines prioritaires. Il entend aussi promouvoir la coopération scientifique et accroître la visibilité de la recherche francophone. Un espace de perfectionnement qui offre aux doctorants un encadrement scientifique de haut niveau.

La vocation régionale du collège et son offre de mobilité favorisent le décloisonnement des chercheurs, leur ouverture à l’international et stimulent le travail de recherche des doctorants. Il permet également la mise en relation des établissements engagés dans le projet, favorisant ainsi le développement de partenariats scientifiques. Néanmoins, les candidatures doivent parvenir des établissements membres de l’AUF, relevant de la direction régionale Afrique centrale et des Grands Lacs. L’établissement doit être à jour de ses cotisations.

Pour Joseph Indjendje qui s’est prêté au jeu de questions-réponses avec l’assistance, «l’accompagnement qui va être fait hormis l’encadrement des doctorants, les mobilités, les soutiens aux missions de terrain, il leur sera proposé de publier leurs travaux en langue française. Le nombre de candidatures n’est pas limité dès le départ. Le candidat doit être ressortissant d’un pays de l’Afrique centrale».

Les doctorants retenus bénéficieront d’un accompagnement de 3 ans (2017-2020). Lancé en début du mois d’Avril, l’appel à candidatures prendra fin le 30 juin à minuit. Et la rentrée académique est prévue pour septembre 2018.

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