vendredi,5 mars 2021
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Enseignement catholique: les enseignants stagiaires en grève ce lundi

Face à la léthargie observée dans le traitement de leurs situations administratives et financières, les enseignants stagiaires des établissements confessionnels catholiques ont décidé d’entrer en grève à compter du lundi 18 janvier prochain. Au cœur de cette levée de boucliers, la nonprise en compte de leurs revendications « légitimes » par l’État gabonais qui clochardise ces compatriotes depuis plus de 5 ans.

Les élèves des établissements primaires et secondaires de l’enseignement catholique devraient être privés de certains de leurs enseignants à leur retour dans les salles de classe ce lundi 18 janvier 2021. Il s’agit notamment des enseignants stagiaires qui ont appelé à une cessation d’activités afin de faire entendre raison au gouvernement, qui semble, n’avoir que peu d’intérêt pour leur situation. Une inconsidération perceptible dans le traitement léger accordé à leurs revendications.

Excédés par ce traitement minimaliste qui date de plus de 5 ans pour la plupart d’entre eux, les stagiaires des établissements confessionnels ont dénoncé une absence de volonté manifeste. « Les moyens pour le faire sont disponibles d’autant plus que les écoles catholiques font rentrer beaucoup d’argent. A saint Gabriel de mouila par exemple un élève gabonais du premier cycle paye 111.000 FCFA et 123.000 FCFA au second cycle. C’est plus de 120.000.000 par an si on considère les 900 élèves que compte la structure », a martelé un des grévistes.

Pour rappel, le recrutement des stagiaires au niveau de la Direction nationale (DN) est régi par l’accord tripartite conclu entre le Saint-Siège, le gouvernement gabonais et la conférence épiscopale. Ainsi donc, leur affectation dans les établissements confessionnels doit préalablement obéir à un traitement administratif sanctionné par la mise à disposition des postes budgétaires. Au secondaire, ces stagiaires bénéficient d’une aide financière fixée à 150.000 FCFA par mois.  

Une situation qui inquiète tant ce montant est moins élevé que celui de la main d’œuvre non permanente (MONP). « En matière de salaire, la main d’œuvre non permanente est mieux rémunérée qu’un enseignant stagiaire qui dispense les cours, conçoit les devoirs et corrige. Pendant ce temps-là, les ménagères, à Saint Gabriel par exemple, sont à 180.000 FCFA maximum, le jardinier 280.000 FCFA et les enseignants 150.000 FCFA », a-t-il conclu. Les concernés se sont dits prêts à sortir de la convention tripartite à laquelle ils sont assujettis. 

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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