jeudi,27 janvier 2022
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ENS: la Direction générale «inflexible» malgré la grève de la faim des 4 étudiants exclus

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C’est par le biais d’un communiqué daté du mercredi 8 décembre dernier que le secrétaire général de l’Ecole nationale supérieure (ENS) a réagi à la grève de la faim observée par 4 étudiants estimant avoir été exclus abusivement. Le Pr. Sylvestre Kwahou a réitéré que l’institution demeure « ferme » envers ces anciens élèves qui paieraient le prix de leurs actes délictueux envers l’institution et devront attendre la réunion de la formation du conseil d’orientation.

Alors que l’opinion nationale et internationale s’attendait à une once de compassion de la part de la hiérarchie de l’Ecole normale supérieure envers les 4 étudiants exclus pour actes présumés « délictueux », il n’en est finalement rien. D’ailleurs, le Pr. Sylvestre Kwahou, secrétaire général de ladite institution, s’est montré à cheval sur la situation de ces étudiants qui ne demandaient qu’à être réintégrés dans les effectifs de l’ENS et finir leur formation. Si ces derniers admettent avoir participé à un mouvement de grève générale, ils nient en être les principaux instigateurs ou avoir versé dans l’interdit.

Pourtant dans son communiqué, dont les arguments sont commutatifs, pour la Direction générale de l’ENS, les mis en cause seraient loin d’être des anges. Ainsi, l’administration estime que Bibang Bi Nguema Fabien-Leslie, Mombo Nzatsi Amédée Ulrich, Ndong Mba Alain Davy et Nze Mbang Aboghe Edgard sont « tous multirécidivistes d’actes délictueux envers l’institution et les enseignants », a indiqué le Pr. Sylvestre Kwahou. Dans le rappel des faits, l’universitaire révèle que tout remonterait au 20 décembre 2020, où 600 étudiants ont lancé un mouvement d’humeur pour revendiquer le paiement de leurs bourses.

Pour ce faire, ils auraient décidé de stopper toutes les activités en cours au sein de l’établissement, de l’administration aux cours. Et ce, en prenant l’initiative de mettre hors des classes l’ensemble des étudiants en plein examens de rattrapage. Pris dans la ferveur populaire, ces 4 mis en cause auraient posé des actions qui s’éloignent de leur grève. Ils auraient versé de l’eau aux enseignants et se seraient livrés à des joutes verbales « violentes » avec leurs encadreurs. Des attitudes qui conforteraient la position des administratifs qui estiment avoir atteint leur seuil de tolérance.

A cet effet, et après avoir entendu à nouveau les 4 étudiants, la Direction générale de l’ENS s’est dite inflexible dans sa décision. Toutefois, elle s’est dite engagée à respecter les textes en vigueur en organisant « la réunion de la formation disciplinaire du conseil d’orientation ». Non sans marquer son intention de ne pas se laisser manipuler par des sorties médiatiques et des mouvements de grève de la faim. Une position assez difficile à comprendre quand on sait que des assurances auraient été données préalablement par le premier responsable de cet établissement en vue de régler l’affaire à l’amiable après présentation d’excuses de la part des 4 étudiants. Ce qui a été fait.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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