samedi,27 novembre 2021
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Endofi Gabon pour une lutte efficace contre l’endométriose

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A l’occasion de la Journée mondiale contre l’endométriose, l’association Endofi Gabon a organisé ce vendredi 13 mars 2020 une journée de sensibilisation au sein de la salle de conférence de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI-Gabon). Cette rencontre qui a réuni les membres de l’association, patientes atteintes de ladite pathologie, experts de la santé, a permis aux différents intervenants d’outiller les participants sur les causes, conséquences et les moyens palliatifs en vigueur pour atténuer les douleurs dues à cette pathologie invalidante mais peu connue du grand public. 

Très souvent confondue avec de simples règles douloureuses, l’endométriose est une maladie chronique qui touche 5 à 20% des femmes en âge de procréer, et 40% des femmes se plaignant de douleurs au bas du ventre. C’est conscient de son impact négatif dans la vie d’une femme sur 10 que la plateforme associative Endofi a répondu présent lors de la journée mondiale de cette pathologie. Occasion pour l’ensemble de ses membres de partager leurs expériences avec cette maladie et de la vulgariser afin qu’elle ne soit plus tabou.

Engagée à éclairer la lanterne des personnes qui ignoraient encore l’existence de cette pathologie la présidente d’Endofi-Gabon s’est faite lanceuse d’alerte le temps d’une journée. « Au Gabon, beaucoup de jeunes filles et femmes atteintes de cette maladie ne sont malheureusement pas encore diagnostiquées. Ce n’est pas seulement propre au Gabon. Partout dans le monde, l’endométriose est diagnostiquée, souvent par hasard, avec un retard moyen de sept années, durant la maladie a eu le temps de causer des dommages notables à différents organes, avec un impact relatif sur la fertilité des femmes en âge de procréer », a indiqué Tegh-Yess Moutchinga Moutchinga.

Prenant la parole en qualité de malade et membre de cette association, Docteur Gabrielle Atsame épouse Ndzeng a rappelé à l’assistance la portée de cette journée tout en les exhortant à la vigilance dès les premiers signes de la pathologie. « Ne négligeons pas les premières douleurs signalées par nos jeunes filles. C’est pas normal. Évitons à nos enfants le même sort que nous dont nos parents n’en savaient pas grand chose », a-t-elle déclaré. Il faut dire que si plusieurs chercheurs sont arrivés à envisager des mesures palliatives destinées à atténuer les douleurs telles la ménopause artificielle ou l’intervention chirurgicale, aucun médicament curatif n’a pour l’heure été trouvé.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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