Elections 2018:  «une victoire de la corruption politique» selon la société civile

Georges Mpaga président du ROLBG © D.R

Ce mercredi 10 octobre, le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), et la Coalition des syndicats et associations Gabon (CSAG) ont,  au cours d’une conférence de presse, critiqué le processus électoral en cours dans le pays. Ils ont non seulement dénoncé la corruption et le clientélisme du Parti démocratique Gabonais (PDG) mais aussi le fort taux d’abstention qui démontre le désamour des Gabonais vis à vis de la chose politique.   

Alors que les observateurs de l’Union africaine ont jugé le déroulement des élections du 6 octobre 2018 correct en dépit de quelques couacs, la société civile s’est érigée en porte à faux avec ces déclarations. Pour le Csag « la victoire massive du parti au pouvoir constitue en réalité, une victoire sans panache à cause du manque de légitimité du processus électoral».  

Pour le porte parole de cette coalition, le fort taux d’abstention enregistré lors de ces élections constitue une déconvenue pour le parti au pouvoir, ce malgré le triomphalisme affiché par l’ensemble de ses candidats. Ils ont également dénoncé l’absence de volonté manifeste de l’inclure dans le processus électoral.

Par ailleurs le président du ROLBG Georges Mpaga estime d’une part que les observateurs n’ont aucunement fait preuve d’impartialité et d’autre part qu’il s’agit d’une « victoire de la corruption politique» et que ces actions «ont retiré à ces élections toute crédibilité et légitimité». Il n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur les observateurs de l’Union africaine qui ne cessent de démontrer leur « complicité avec les régimes inamovibles de l’Afrique centrale qui truquent traditionnellement les élections dans de nombreux pays dont le Gabon.».

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