Elections 2018: suspicions de fraudes à Mbigou

Centre social de Mbigou © D.R

Le samedi 6 octobre dernier, comme partout ailleurs au Gabon, les électeurs du premier siège du département de la Boumi-Louetsi qui inclut la commune de Mbigou étaient appelés aux urnes. Au terme de l’élection, de nombreuses irrégularités entachent le scrutin sur plusieurs bureaux de vote et des suspicions de fraudes sont dénoncées par certains candidats.

Quatre candidats étaient en lisse au premier siège de la Boumi-Louetsi, à savoir Cyriaque Moukoundji du Parti démocratique gabonais (PDG), Dieudonné Mombo des Sociaux démocrates gabonais (SDG), proches de la majorité présidentielle, Jean Noel Bouka Bouka du parti Les démocrates (LD), David Nene de l’Union nationale (UN) et Nzéla Mikolo de l’Union et solidarité  (US). Si la campagne s’est pour sa part, déroulée sans véritables heurts, c’est le jour même du scrutin que des irrégularités ont été constatées.

Selon des sources concordantes, le Centre gabonais des élections (CGE) du département de la Boumi-Louetsi aurait publié la liste des scrutateurs à 1 heure  du matin le jour de l’élection. Sauf que sur cette liste, on notait « une absence criante des représentants des candidats SDG et de l’opposition au motif qu’ils n’avaient pas participé au séminaire de formation », précise un des proches d’un des candidats.

Une raison « fallacieuse » car selon elles « le Parti démocratique gabonais avait des représentants cooptés le jour même du vote » au point où « les quelques représentants des autres partis étaient des pdgistes connus pour leur service comme membres du comité central ou du conseil national », dénoncent-elles.

Autre fait marquant, l’établissement des procurations délivrées par le représentant de l’organe en charge de l’organisation des élections. « Contrairement à la pratique légale, le président du CGE a fait établir des procurations sans la présence des mandataires durant toute l’après midi du 5 octobre jusqu’à minuit », poursuivent-elles. Une attitude qui n’est pas de nature à faire accepter le verdict des urnes aux autres partis en lice sur le premier siège du département de la Boumi-Louetsi.

S’agissant du décompte des voix, plusieurs bureaux de vote ont été supprimés par le président du CGE du fait de forts soupçons de fraudes, c’est le cas de Malou-Loulou où le président du bureau de vote a signé pour tous les autres représentants, de Mbimba ou président du CGE faisait office de président du bureau de vote, de Marembo et d’Inounou cha bola.

Les villages Mikouma dont la population est estimée à 20 habitants, le collège électoral était de 40 votants, même chose à Moudouma étant entendu que le vote s’est fait à Ichiba, à Miyanga c’est 71 votants alors que le village ne compte même pas une vingtaine d’âmes.  Le vote dans ces villages a également été annulé par le président du CGE.

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