Elections 2018: Le PSD échoue à Mouila  

Ali Bongo et Maganga Moussavou à Mouila © D.R

Il y a quelques jours le Centre Gabonais des Élections(CGE) annonçait les résultats des élections législatives et locales du 6 octobre dernier. Pour le compte des élections qui doivent aboutir au renouvellement de l’Assemblée nationale certains candidats et leurs formations politiques devront compétir pour un second tour afin de déterminer les heureux élus. Pour le Parti Social Démocrate (PSD) de Pierre Claver  Maganga Moussavou l’élection aura été une épreuve mortifère dans la commune de Mouila.

C’est sans doute la plus grosse perte qu’aura subie l’actuel vice-président de la République lors de cette bataille électorale. Régnant en maître absolu depuis 2013 sur la commune de Mouila, chef lieu de la province de la Ngounié dans le sud du Gabon,  sa formation politique a obtenu des résultats médiocres à savoir 8,68% au 1er et 9,99% au 2ème arrondissement de Mouila, perdant ainsi toutes ses chances de siéger au conseil municipal de ladite commune.

C’est donc  le Parti Démocratique Gabonais (PDG), le Parti Les Démocrates (LD), le Rassemblement Héritage et Modernité(RHM), les Sociaux-démocrates gabonais (SDG) et l’Alliance démocratique et républicaine (ADERE), qui y siégeront pour les 5 prochaines années. Un échec qui s’apparente à une véritable douche froide lorsqu’on sait que le parti n’a pas fait mieux dans les autres circonscriptions du pays.

La chute du PSD et du vice- président d’Ali Bongo Ondimba à Mouila trouverait sans doute des explications dans le fait que l’ancien maire malgré sa nomination à la prestigieuse fonction, continuait d’administrer la mairie de Mouila, mettant ainsi les nouveaux responsables mal à l’aise dans leur gestion. Ce qui sans doute aurait dégoûté les populations.

A cela s’ajoute vraisemblablement le rapprochement du « Bouvier de Moutassou» avec le pouvoir au sortir du dialogue d’Angondjé sans avoir consulté la base qui constitue l’électorat majeur du PSD et enfin  le retard pris par cette formation politique qui prétendument en confiance par rapport à son positionnement dans cette contrée pensait rafler la mise au premier tour du scrutin.

En attendant une improbable élection de l’un de ses rares candidats encore en course Albertine Maganga Moussavou, le PSD pourrait se contenter donc de son seul  poste de député obtenu par un de ses candidats dans la province de l’Ogooué-Ivindo après avoir perdu la mairie de Mouila et les deux sièges de sénateur de ladite commune.

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