mercredi,20 octobre 2021
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Elections 2018: Des couacs au démarrage !

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Ce samedi 6 octobre 2018, se sont ouvertes  les opérations de vote pour les élections législatives et locales sur l’ensemble du territoire national. Plusieurs centres de vote dans les communes de Libreville, Owendo et Akanda notamment présentent quelques dysfonctionnements qui entachent la bonne tenue du scrutin.

A Owendo au centre de vote de l’école publique la SNI I, à 8 heures 30 minutes seuls 2 bureaux de vote sur 5 étaient ouverts. Les représentants de l’opposition et de la majorité dans ces bureaux ne se sont pas présentés au Centre gabonais des élections communal. Au Centre de vote de l’école publique d’Alénakiri, après que les opérations de vote ont commencé, tout a été suspendu aux environs de 10 heures 30 minutes. Les assesseurs, vice-présidents et représentants des candidats étaient également absents.

Un électeur rencontré sur place a fustigé ses couacs qui, pour lui sont imputables à l’administration en charge de l’organisation du scrutin. « 58 ans après l’indépendance « acquise » en 1960, mon pays le Gabon n’est toujours pas capable d’organiser comme il se doit une élection. Cette fois-ci, il s’agit d’élections jumelées: celle des députés couplée à celle des maires. Il ne fallait donc s’attendre à rien d’autre si ce n’est à ce cafouillage électoral », s’est-il offusqué.

A l’école publique de Dragages dans le 6ème arrondissement de Libreville, le scrutin qui avait commencé à 10 heures passées a été lui aussi suspendu en raison de l’absence des vice-présidents. L’emplacement des bureaux de vote sous les tentes ralenti le scrutin qui se déroule sous une fine pluie. A Kinguelé dans le 3ème arrondissement, à 10 heures 30 minutes également, rien n’avait encore démarré.

Dans la commune d’Akanda les opérations se déroulent plutôt dans l’ordre, à l’exception du transport d’électeurs vers les bureaux de vote. « Dans plusieurs centres de la ville des personnes sont transportées. Elles viennent pour effectuer leur devoir citoyen. Rien ne l’interdit mais cette pratique peut laisser penser à des soupçons de fraudes », explique un électeur du Collège Louis Bigman dans le 2ème arrondissement de la localité.

A Ndzomoe dans le département du Komo-Océan, les scrutateurs étaient aux abonnés absents dans les villages Isso-Bilam qui compte près de 80 électeurs et Metek Mazi plus d’une trentaine d’électeurs.

Aux termes des dispositions de l’article 82  du Code électoral « le scrutin est ouvert  à 7 heures et clos à 18 heures  par une déclaration publique du président du  bureau ». Les nombreux retards observés à Libreville, Akanda, Owendo et Ndzomoe pourraient entachés le scrutin d’irrégularités.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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