Fégajudo: Wilfrid Nguema élu président !

Wilfried Nguema nouveau président de la Fegajudo © GMT

Ceinture noire dans la discipline, Wilfried Nguema est le nouveau président de la Fédération gabonaise de judo & Ju-Jitsu. Il a été élu hier, à Libreville au terme d’une élection sous fond de contestation. Son challenger Me Serge Christian Ouvelou qui a refusé de prendre part à ce qu’il a qualifié de mascarade et de parodie, a déclaré qui saisira les juridictions compétentes pour annuler cette élection.

Une page de l’histoire du judo gabonais a été  tournée hier, à la Chambre de commerce de Libreville avec l’élection de  Wilfrid Nguéma, à la tête de la Fédération gabonaise de judo (Fégajudo). Le nouvel  homme fort  de cette discipline,  succède à André  Aboué Angwé qui a passé plus de 20 ans à la tête de cette fédération minée par des conflits internes.



Au terme d’un vote houleux marqué par des fortes discussions et contestations, l’Assemblée générale élective supervisée par les agents du ministère de la Jeunesses et des Sports,  a pu se tenir.

Le candidat Wilfrid Nguéma a été plébiscité de 27 voix sur les 29 votants alors que son adversaire Serge Christian Ouvélou, qui a claqué la porte, s’en sort avec  une  seule voix. Au dépouillement des résultats, un bulletin blanc et deux abstentions ont été enregistrés, un fait mineur au regard de la large victoire du nouvel élu.

Pour ses premiers entant que président fédéral, Wilfrid Nguéma a déploré le climat dans lequel s’est déroulé le  scrutin.  Pour lui, il était temps qu’une nouvelle page s’ouvre pour le judo: «Je suis le président de tous les judokas. Je vais travailler avec mon grand-frère Serge Ouvélou pour qu’on relève le judo gabonais. C’est un aîné qui a des idées pour le développement du judo gabonais», a-t-il reconnu.

Après la première élection du bureau fédéral avortée en mars 2017,  pour des problèmes d’ordre juridiques et Wilfrid Nguema a fait savoir que le temps n’est plus aux discours mais aux actes: «Nos enfants ont besoin de combattre, nos encadreurs et dirigeants veulent travailler. Nous avons perdu un peu trop de temps pour les choses inutiles, je crois qu’il faut déjà se mettre au travail», a lancé le nouveau président qui compte réunir toute la famille du judo gabonais afin de donner la parole à tout le monde et diagnostiquer les maux qui minent cette discipline et trouver des solutions pérennes.

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