EGCA-Satram: la famille Lahcen Jakhoukh ambitionne de redresser l’entreprise

Maître Charles-Henry Gey, avocat au Barreau du Gabon © GMT

La situation que traverse l’entreprise EGCA-Satram est loin d’avoir livré tous ses contours. Outre les difficultés d’ordre financière, la question du patrimoine de son fondateur demeure au centre des débats. C’est pour éclairer l’opinion sur ce dernier aspect que l’avocat de la famille, Maître Charles-Henry Gey a animé une conférence de presse ce mercredi 13 juin dans un hotel de la place.

En effet, lors de cet échange avec les hommes et femmes de média, le conseil de l’épouse et des quatres enfants du fondateur de l’entreprise EGCA-Satram a tenu à lever certaines équivoques sur la succession de ce dernier. Il a relevé que lors du décès de l’homme d’affaire, Mustapha Aziz par extraordinaire, a été désigné comme légataire universel au détriment de la famille. Pis un deuxième acte faisait état d’une procuration de donation d’un tier du patrimoine du défunt et le dernier acte était une reconnaissance de dette d’un montant de 10 million d’euros.

Des éléments qui pour la famille paraissent quelque peu suspicieux, estimant que Lahcen Jakhoukh n’était pas en possession de toutes ses facultés mentales et intellectuelles au moment de la signature de ces actes. C’est donc pour contester ces éléments qu’une procédure ont été introduite à Paris. «Le tribunal a demandé qu’une expertise soit faite pour déterminer si monsieur Lahcen Jakhoukh était en possession de toutes ses facultés au moment où il signé ces actes», a indiqué Maître Gey.  

Du côté du Maroc, la justice s’est prononcée en faveur de la famille, déboutant de ce fait Mustapha Aziz. C’est donc pour respecter le parallélisme des formes que l’avocat au barreau du Gabon a annoncé également l’introduction d’une procédure en exequatur auprès de la Cour de cassation du Gabon, procédure qui va permettre de faire exécuter la décision prise par la justice marocaine.

Par ailleurs, par la voix de son conseil, la famille de Lahcen Jakhoukh a refuté les affirmations de Mustapha Aziz qui indiquaient connaître le défunt depuis plus de 40 ans. L’objectif de cette mise au point, selon l’avocat est de démontrer la volonté de la famille de récupérer le patrimoine du défunt et de redresser EGCA-Satram qui est une partie intégrante de son patrimoine.

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