Edgard Owono Ndong répond à Manuel Valls

Dans une missive adressée au premier ministre français, Manuel Valls, le membre fondateur du Rassemblement héritage et modernité et ancien député du canton Ellelem, Edgard Owono Ndong fustige l’attitude passive de la France, et du monde occidentale sur la grave crise que traverse le Gabon depuis la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 27 août dernier, qui a donné lieu à des flagrantes violations des droits de l’homme.

Rappelant tout d’abord la solidarité qui avait prévalu lors de l’attentat contre le journal satirique Charlie hebdo, qui avait rassemblé au cours d’une marche symbolique « près de 44 chefs d’Etats y compris ceux qui sont mal élus », Edgard Owono Ndong s’étonne que cette même solidarité n’a pas pu être observée lors des violences dont ont été victimes les populations gabonaises après la proclamation des résultats de la présidentielle, « quand près de 200 gabonais sont tués et ou portés disparus pour avoir revendiqué le respect de leur vote, fondement même de la démocratie, le monde occidental se contente de prendre acte »  souligne-t-il.

L’ancien député précise par la suite que : «  ne pas penser une seule seconde que ce qui se passe actuellement au Gabon et avec la diaspora pourrait être le commencement d’une réaction en chaine qui va embraser toute l’Afrique noire, serait faire preuve d’un manque de discernement »,  ajoutant en signe de présage que « Toute personne qui ne l’appréhenderait pas, pourrais l’apprendre à ses dépens ».

Par ailleurs, en bon pédagogue le membre du Rassemblement héritage et modernité, rappelle que « la mauvaise gestion de la démocratie de l’après-guerre froide après la chute du mur de Berlin a fait naitre des phénomènes nouveaux. », mais aussi, que  la France ayant « toujours fait preuve de manque de lecture des situations et d’incapacité d’anticipation », cet état de fait, conjuguée avec le manque de prise de position direct de l’occident en faveur de la démocratie,  laisse présager que ce « déni de démocratie avec ses effets induits, que sont la pauvreté, les mouvement migratoires et surtout le terrorisme, mis bout à bout (…) sont les ingrédients de la décadence future du monde occidental ».

Enfin, s’adressant à ses compatriotes, Edgard Owono Ndong exhorte ces derniers à persévérer dans la résistance, car dit-il « nous sommes sur la bonne voie, la révolution à la gabonaise est plus que jamais en marche », il en veut pour preuve le fait que «  le peu d’argent qu’il y a, est malheureusement utilisé pour corrompre à tous les niveaux, omettant de tenter de régler les problèmes du pays ». À l’endroit des désespérés, il rappelle que « les batailles de la vie ne sont pas gagnées par les plus fort, ni par les plus rapides, mais par ceux qui n’abandonnent jamais et ça paraissait impossible jusqu’à ce qu’on l’ai fait ».

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