Écoutes téléphoniques : Atos réclame le paiement de 684 millions de Fcfa à l’Etat

C’était presqu’un secret de polichinelle, mais devrait dans les tous prochains jours être étalé sur la place publique. En effet, selon le site DirectInfosGabon, le gouvernement d’Emmanuel Issoze Ngondet pourrait se voir assigner devant des instances judiciaires françaises par l’entreprise Atos.

Cette entreprise spécialisée dans la sécurité numérique, aurait reçu une commande du gouvernement gabonais d’équipements à hauteur de 684 millions de Fcfa, mis à la disposition de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf). Lesquels équipement servaient essentiellement à effectuer des activités d’écoutes, de brouillages et d’interception téléphoniques pendant la dernière présidentielle d’août 2016.

C’est donc face au non respect des engagements pris par le gouvernement, que l’entreprise aurait décidé d’assigner son client devant la justice pour le paiement effectif de ses services.

Selon certains observateurs de la vie politique gabonaise, si cette information est avérée, cela pourrait corroborer les soupçons de la mise sur écoute des leaders de la Coalition pour la nouvelle république autour de Jean Ping et de la mission d’observation de l’Union européenne lors du scrutin présidentielle.

Par ailleurs, on apprend que les tentatives de conciliation entre l’entreprise et le gouvernement par l’intermédiaire du chef du département de l’économie et conseiller du premier ministre, Pierre Célestin Meye Bika, se sont soldées par un échec, révèle la Lettre du continent.

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