Ecoles supérieures privées: l’ultimatum du gouvernement

Jean de Dieu Moukagni Iwangou, ministre d'Etat en charge de l'Enseignement Supéieur © GMT

Le jeudi 14 juin dernier, le ministre d’État en charge de l’Enseignement supérieur, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, a animé une conférence de presse, dans les locaux du ministère dont il a la charge, situé dans le 3e arrondissement de la commune de Libreville. Une rencontre qui a permis au membre du gouvernement d’interpeller une nouvelle fois les responsables des écoles supérieures privées en situation irrégulière de se conformer à la loi.

En pleine ébullition depuis quelques mois, du fait des réformes impulsées par les différents responsables qui se sont succédés à la tête de ce département ministériel, notamment, la mission de contrôle de conformité à la loi des écoles supérieures privées, Jean de Dieu Moukagni Iwangou a tenu à édifier l’opinion sur les contours de cette question qui inquiète des nombreux étudiants inscrits dans ces établissements d’enseignements supérieurs.

Sur ce premier point, le ministre d’État, a invité les établissements en situation irrégulière à s’atteler à rentrer dans les normes avant la prochaine rentrée académique. «Au terme de cette mission de contrôle nous sommes parvenus à des résultats probants pour certains établissements, et c’est tant mieux, pour d’autres établissements il y’a des correctifs à apporter», a-t-il indiqué.

Une nécessité pour le ministre d’État, surtout lorsqu’on sait que ledit rapport a révélé que des 38 établissements privés supérieurs passés au crible, 25 parmi eux présentent des irrégularités. Un laisser aller, pour Jean de Dieu Moukagni Iwangou, viserait tout simplement à «augmenter les indicateurs de l’échec au Gabon».

Les établissements mis en cause ont donc trois mois pour se conformer à la législation en vigueur. Faute de quoi, des sanctions allant jusqu’à la fermeture ne sont pas exclues par le ministère de l’Enseignement supérieur.

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