Eau et électricité : L’Etat gabonais rompt la convention avec Veolia

Siège social de la SEEG à Libreville © D.R

C’est dans un communiqué de presse référencé N°0347/MEE/CABM signé du ministre de l’Eau et l’Energie, Patrick Eyogo Edzang, a annoncé avoir mis fin à la convention de concession qui liait l’Etat gabonais qu’il représente à la Seeg-Veolia.

Cette décision intervient alors que les gabonais sont de plus en plus déçus par l’entreprise qui peine à assumer ses engagements depuis de nombreuses années. Le communiqué évoque d’ailleurs les raisons, il s’agit entre autres de «la dégradation de la qualité du service rendu aux usagers, les efforts financiers consentis par l’Etat non suivis des effets escomptés et des plaintes récurrentes des populations».

Joint par notre rédaction, Patrick Eyogo Edzang a précisé que «l’Etat n’a pas fait que rompre, il a temporairement réquisitionné la Seeg». À cet effet, «durant cette période un organe ad hoc aura donc pour mission de gérer l’entreprise, de mener les audits et autres études nécessaires au développement du secteur dans un nouveau mode de gestion et finaliser la rupture contractuelle dans les règles de l’art avec le groupe Veolia».

Conscient de la crise que cela pourrait occasionner vis-à-vis des agents, le gouvernement a rassuré «qu’aucun licenciement ne sera opéré du fait de cette réquisition. Il en est de même, pour la continuité des contrats en cours d’exécution entre la Seeg et les divers opérateurs économiques».

Un nouveau défis que devra relever le gouvernement consiste donc à chercher de nouveaux partenaires afin de régler ce problème qui mine tous les ménages.

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