Eau courante: les habitants de Montalier abandonnés à eux-mêmes

Les habitants de Montalier privés d'eau courante depuis des années © D.R

Situé dans le sixième arrondissement de Libreville, le quartier Montalier est dépourvu d’eau courante depuis plusieurs années déjà, sous l’indifférence totale du ministère de l’Eau et de l’Energie, et du Conseil national de l’Eau et de l’Energie. Et les habitants dudit quartier sont obligés de rivaliser d’ingéniosités et parfois d’employer des méthodes moyenâgeuses, pour pouvoir obtenir une eau pure et consommable.

Les populations du quartier Montalier, dans 6ème arrondissement de Libreville, vivent depuis des années déjà, un véritable calvaire. Privées d’eaux potables, ces derniers sont contraintes d’utiliser au quotidien l’eau des puits de fortune, pour chacune de leurs activités et besoins domestiques.

Faute d’adduction en eau potable, du fait du manque d’infrastructures, ces gabonais qui habitent Montalier, pourtant situé dans la capitale essayent tant bien que mal de rendre consommable l’eau impure qu’ils recoltent dans les puts soit en utilisant des désinfectants soit en la faisant bouillir pour pouvoir la boire ou l’utiliser pour cuisiner.

Des méthodes moyenâgeuses et peu orthodoxe, qui malheureusement ne garantissent pas toujours une bonne qualité de l’eau. A long terme, il est à craindre que ces compatriotes finissent par avoir des problèmes de santé. Mais tout cela, semble être le cadet des soucis du ministre de l’Eau et de l’Energie et du Conseil national de l’Eau et de l’Energie.

Rappelons que ce quartier du sixième arrondissement est selon toutes vraisemblance et d’après les habitants, très fréquenté par les hommes politiques, lors des pré-campagnes et des campagnes électorales. «C’est lorsqu’ils sont en campagne, que ces hommes politiques se souviennent de notre existence ici. Ils arrivent avec toutes leurs belles promesses et lorsqu’ils obtiennent ce qu’ils attendaient de nous, ils s’en retournent aussitôt et adieu les belles paroles», a indiqué un riverain du quartier. 

Ce dernier a conclu en  paraphrasant l’écrivain Gilbert Sinoué, qui disait: «Les promesses d’hommes sont pareilles aux vagues de la mer. Elles meurent aussi vite qu’elles naissent».

Laissez votre commentaire