Dynamique unitaire et la CGT côte-à-côte le 1er mai à Paris

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Ce mardi 1er mai, aux côtés de Benoît Martin, secrétaire général de l’Union départemental de la Confédération générale du travail (CGT) Paris et des hommes politiques de Gauche, dont Jean-Luc Mélenchon, des gabonais de France sous la bannière de Dynamique unitaire manifesteront, à l’occasion de la grande marche organisée dans la capitale française pour la fête du travail. Cette annonce intervient après que la ministre du Travail leur ait refusé le droit d’assister à la manifestation officielle au Gabon. Ci-dessous le communiqué conjoint Dynamique unitaire et CGT.

«A Paris, en solidarité avec les syndicats gabonais en grève, la Confédération Dynamique Unitaire, syndicat gabonais privé de ses droits à manifester, participera à une Grande marche 1er mai, au côté de Benoît  Martin, secrétaire Général de l’Union Départementale CGT Paris.

A Libreville, Jean-Remy YAMA, président de Dynamique Unitaire, a lancé un appel à tous les travailleurs gabonais à se réunir au terrain de basket du rond-point d’AWENDJE afin de dénoncer les privations en tout genre des salariés gabonais et de lutter syndicale par le régime liberticide et illégitime d’Ali BONGO ONDIMBA. La CGT et la DU réunis pour renforcer l’activité syndicale internationale.

Depuis la crise post-électorale et le 1er mars 2018, l’appel à la grève générale des salariés et Fonctionnaires gabonais touchent tous les secteurs d’activité privés de tous leurs droits fondamentaux. Avec le soutien de la CGT, une action inédite sera coordonnée avec les  travailleurs privés et publics du Gabon sous la bannière de Dynamique unitaire. Les Gabonais vivant en France s’uniront d’une seule voix pour dire stop à la mort programmée du travail et des fonctionnaires gabonais.

Situations préoccupantes des salariés du Privé dans quelques Grandes Entreprises françaises au Gabon

Un an après le lancement du Plan de Relance Economique, les premiers résultats obtenus ne convergent pas vers les  objectifs principaux fixés par le plan. On assiste à des baisses et cessation d’activités et des licenciements économiques.

–    BOUYGUES Energies & Services : 70 ans au Gabon avec plus de 200 employés, mise en sommeil de l’activité, arrêt tous les chantiers, 223 employés ont été notifiés d’une « rupture brutale de contrat, 18 mois de salaire garantis selon l’ancienneté mais le syndicat dénonce le caractère « inhumain de cette décision », alors que les Gabonais ne bénéficient pas d’allocations chômage.

–    SODEXO Gabon : des licenciements pour motif d’ordre économique, sans mesures d’accompagnement social touchant 429 travailleurs, soit «plus de 4000 Gabonaises et Gabonais qui vont être précipités dans la vallée de l’ombre de la mort et 900 enfants scolarisés

–    SPIE-OGS : 93 travailleurs licenciés pour motif économique. Ici, «aucune mesure d’accompagnement social n’a été mise en place par l’employeur, le solde de tout compte des employés concernés sera absorbé par les créanciers du fait des crédits en cours dans les banques de la place».

–    ERAMET : pollution des sols, des nappes phréatiques, taux élevé de cancer chez les salariés, absence de suivi médical sérieux.

–    ROUGIER : dépôt de bilan du groupe implanté eu Gabon dans les  activités d’exploration forestière

–    COLAS : menace de licencier économiquement 144 de ses employés

Une Fonction Publique maltraitée dont la mort est programmée

L’augmentation de salaires des fonctionnaires qui a fait partie des promesses faites par Ali Bongo, dans son discours de fin d’année 2014

–       Régularisation et augmentation des salaires impayés depuis plusieurs mois (3 à 8 mois)

–       Paiement au trentième des salaires des fonctionnaires (vacances = 0 travail= 0 salaires)

–       Avancement exclusif au mérite (aucune législation des éléments de rémunération par le Parlement)

–       Renégociation des nouveaux paramètres de la pension retraite

–       Régularisation des situations administratives des agents publics de l’Etat

–       Respect des libertés et des droits syndicaux (réhabilitation de l’ex-Convention nationale des syndicats du secteur éducation (CONASYSED) suspendue l’an dernier  par le Ministère de l’Intérieur)

–       Paiement de toutes les sommes (rappels solde, la prime d’incitation à la performance (P.I.P) du énième trimestre 2015 pour les agents de la Santé, des Affaires sociales, des Travaux publics, les vacations aux examens 2017 et les droits des déflatés de la CNSS dues aux travailleurs)

Situations économiques et sociales actuellement au Gabon

Malgré les différents crédits octroyés depuis 2009 par les institutions financières telles que la Banque Mondiale, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), l’Agence Française de Développement (AFD), le Fonds Monétaire International (FMI), la dette publique censée être contenue en dessous de 40% du PIB n’a cessé de croitre et représente 62% du PIB. L’objectif d’un déficit budgétaire inférieur à 3% du PIB ne sera probablement pas atteint sans une remontée des cours mondiaux du pétrole. Par ailleurs, l’objectif d’une croissance de 5% en 2019 demeure hypothétique. En effet, le taux de croissance qui était de 2,3% en 2016 a baissé à 0,8% en 2017 malgré le lancement du PRE

Nous assistons ainsi au laxisme de ces institutions financières quant au contrôle de l’affectation réelle des fonds, les rendant complices de la précarisation des salariés gabonais et en définitif la paupérisation du peuple gabonais.»

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