Donald Urbain Indingui: «nous devons nous approprier et diversifier ensemble l’économie du Gabon»

Donald Urbain Indingui, Manager d'International Pro Business © D.R

La semaine mondiale de l’entrepreneuriat qui s’est déroulée du 12 au 18 novembre dernier, aura été l’occasion pour toutes les parties prenantes, d’apporter leur regard éclairé sur ce domaine encore inexploité. Ainsi, alors qu’il était invité par l’Incubateur multisectoriel de l’Ogooué-Maritime (IMOG) à partager son expérience, Donald Urbain Indingui manager d’International Pro Business, en a profité pour motiver un peu plus les jeunes à s’investir pleinement dans ce domaine.

« Nous devons nous approprier et diversifier ensemble l’économie du Gabon » voilà les mots justes et pleins d’espoir de Donald Urbain Indingui jeune chef d’entreprise gabonais. Alors qu’il était invité à participer à une conférence organisée par l’Incubateur multisectoriel de l’Ogooué-Maritime (IMOG) sur le thème « mettre fin à l’immobilisme économique » dans le cadre de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat, ce dernier en a profité pour apporter son témoignage éclairé sur ce domaine.

En effet, au cours de cette conférence, Donald Urbain Indingui n’a pas manqué de souligner l’immobilisme d’une jeunesse qui pourtant bénéficie de plus en plus du soutien des autorités dans ce domaine. En indiquant « nous avons trop pris la mauvaise habitude de nous comporter comme de véritables spectateurs sur le terrain économique de notre pays », il s’est voulu pragmatique.

En outre, en martelant « nos amis venus d’autres pays exploitent nos richesses sans nous, détiennent notre économie entre leurs mains, pratiquent la fuite des capitaux, et ne participent quasiment pas au développement de notre pays », le chef d’entreprise a mis l’accent sur une des plus grandes faiblesses de notre économie. Pour lui, « nous devons nous approprier et diversifier ensemble l’économie du Gabon, pour espérer augmenter et améliorer notre PIB d’une part, mais aussi, créer plus d’emplois en réduisant le taux de chômage d’autre part ». 

Le patron d’International Pro Business n’a donc pas hésité à mettre les jeunes face à leurs responsabilités, en leur rappelant que « ceux qui se faisaient passer pour nos “amis” avant la crise économique et financière, n’ont pas hésité à partir quand l’activité pétrolière a chuté ». Cet immobilisme qu’il qualifie « d’esclavage volontaire », devrait donc être aboli, pour laisser place à une jeunesse forte et ambitieuse, capable de porter l’économie gabonaise.

S’il est vrai qu’il reste encore beaucoup à faire notamment en ce qui concerne, l’autonomisation des femmes et des jeunes, mais aussi pour une plus forte inclusion financière, il est d’autant plus vrai que les autorités multiplient les initiatives en ce sens. Il est donc grand temps que la jeunesse gabonaise s’affranchisse et « ose entreprendre », afin d’éviter que le pays ne stagne dans cet immobilisme.

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