Doit-on s’attendre à une cessation des activités de Western-Union au Gabon?

C’est la question qui taraude  l’esprit de l’opinion, celle-ci prend ses sources des rumeurs de plus en plus persistantes faisant état de la cessation d’activités de cette entreprise au Gabon. Pour l’heure, les responsables de cet établissement de transfert d’argent démentent.

En effet, selon nos confrères du site spécialisé Gabon economie, depuis un certain temps des rumeur au sein de l’opinion font état de la possibilité de cessation des activités de Western au Gabon. ces informations distillées dans l’opinion trouveraient leurs origines​ dans la baisse des bénéfices, due à la rude concurrence imposée par l’arrivée de nouveaux opérateurs.

En effectuant un tour d’horizon des différentes agences à Libreville rien ne semble pourtant présager d’une telle éventualité. Interrogé par Gabon economie un caissier dément formellement tout départ de son employeur. « Dans tous les cas, comme toute entreprise, Western Union peut faire face à une certaine conjoncture, mais jusqu’à présent elle n’en est pas au point de fermer ses portes dans notre pays », soutient-il.

Il en va de même pour les agents des structures partenaires agréés qui ne laissent transparaître aucune intention de la part de cet opérateur historique du transfert d’argent au Gabon de mettre la clé sous le paillasson, précise le site.

Toutefois, ces inquiétudes semblent justifiées car l’an dernier Western Union avait déjà divorcé avec certains partenaires dans le pays, notamment la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (BICIG). Ainsi, la banque avait décidé de fermer les 13 points de vente disséminés à travers le Gabon, mettant un terme à 20 ans de collaboration avec l’établissement de transfert d’argent. Comme le souligne nos confrère c’est sans doute cette rupture de contrat qui a alimenté les informations sur le départ de Western Union du pays.

Les raisons évoquées en ce temps par le directeur stratégie et communication de la Banque, Christian Gondjout étaient d’ordre sécuritaire notamment, la concurrence qui a affaibli la rentabilité du réseau, la cybercriminalité avec les risques d’insertion dans le réseau de la BICIG, et enfin les risques liés à la sécurité financière dans la mesure ou des opérations douteuses peuvent être attribuées à la banque. C’est semble t-il cette dernière qui aurait provoqué la rupture du contrat par la BICIG.

Pour l’heure, les services de cet établissement de transfert de fond reste disponible. En décembre dernier, la vice-présidente Afrique de Western Union, Aida Diarra avait tenu d’ailleurs à rassurer sa clientèle, «Pour ce qui nous concerne, les services Western Union sont toujours à la disposition de la clientèle dans notre réseau d’agents, soit plus de 50 points de vente sur le territoire gabonais », avant d’ajouter que « nos services sont toujours disponibles dans tous nos points de ventes du pays, et ce, sans aucune difficulté (…) Ce que je peux vous affirmer est que notre business au Gabon reste équilibré».

Ainsi, il apparaît donc clair que rien ne vient corroborer les informations sur une possible cessation d’activité de Western Union au Gabon.

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