Doing Business: vers une dégringolade du Gabon dans le prochain classement

Trente sixième (36ème) à l’échelle africaine et cent soixante neuvième (169ème) à l’échelle mondiale, le Gabon est aujourd’hui bien loin de ses objectifs d’amélioration du climat des affaires et par conséquent de diversification de l’économie. Principaux obstacles entravant cette démarche, la création d’entreprises, l’obtention d’un permis de construire ou encore les taxes et autres impôts. 


A quelques semaines de la publication du nouveau classement Doing Business de la Banque mondiale, nous nous sommes penchés sur le classement 2018, qui mettait déjà en lumière un certain nombre d’obstacles à l’amélioration du climat des affaires. Ainsi, au delà de cette 169ème place à l’échelle mondiale, et cette 36ème place africaine, ce sont les aspects purement techniques qui interpellent. 

En effet, en se focalisant sur les aspects qui font d’un pays une place forte en matière de développement des affaires, à savoir: la création d’entreprise, l’obtention d’un permis de construire, le raccordement à l’électricité ou encore l’obtention de prêts, on se rend compte que ce sont des domaines qui restent encore loin de susciter une réelle implication des autorités. Pour cause, malgré les discours visant à promouvoir l’entreprenariat, très peu voire trop peu de financements sont accordés à des PME.

Par conséquent, le Gabon occupe une bien triste 23ème place en matière de création d’entreprises, une peu flatteuse 37ème place en termes de protection des investisseurs minoritaires, une incroyable 44ème place en matière de paiement de taxes et impôts, sans parler d’une calamiteuse 45ème place en matière d’exécution des contrats. Sur ce dernier point d’ailleurs, le Gabon est à des années lumière de la Somalie (17ème) qui est pourtant le dernier pays au monde dans ce classement. 

Sachant que l’amélioration du climat des affaires est la condition sinequanone à la diversification économique tant prônée et vendue dans des “pochettes surprises” par les autorités, on se demande comment avec autant de tares qui se sont accentuées avec la situation socio-économique actuelle, le Gabon pourrait progresser dans le prochain classement et ainsi attirer de nouveaux investisseurs. 

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