Doing Business 2019: le Gabon passe de la 167ème à la 169ème place

Alors que le gouvernement tablait sur une sensible amélioration du climat des affaires, la Banque mondiale dans son traditionnel classement Doing Business edition 2019, vient de balayer d’un revers de la main les prétendues améliorations du gouvernement d’Ali Bongo Ondimba. Ainsi, à l’analyse de ce rapport, l’on observe que le pays poursuit sa chute débutée en 2016 avec un bien triste positionnement au 169ème rang mondial. 

Publication phare du Groupe de la Banque mondiale, le classement Doing Business: Formation pour mieux réformer, vient de livrer sa version 2019. Et le résultat est sans appel. Le moins que l’on puisse dire au sujet du Gabon, c’est que le pays à travers son gouvernement et sa gouvernance, a fait peu ou pas d’efforts pour améliorer le climat des affaires, en comparaison avec l’année écoulée. 

En effet, classé 167ème à l’échelle mondiale en 2018, le Gabon se classe cette fois-ci au 169ème rang alors que l’Exécutif tablait sur une sensible amélioration du climat des affaires. Principales causes de cette dégringolade débutée il y a dix ans, les difficultés liées au Transfert de propriété, l’obtention de prêts, la Protection des investisseurs minoritaires, le Paiement des taxes et impôts, le Commerce transfrontalier et surtout l’exécution des contrats.

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Tous ces aspects qui concourent à améliorer le climat des affaires, peinent à trouver un écho favorable auprès des autorités, comme nous le soulignons il y a quelques semaines, puisque malgré cinq réformes répertoriées, le pays souffre toujours d’une carence en la matière. Déjà alerté par le dernier rapport de la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface), le gouvernement voit donc le groupe de la BM battre en brèche ses « nombreux efforts »

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Trente sixième (36ème) à l’échelle africaine tout juste derrière le Burundi et le Cameroun, et à des années lumières du Rwanda, qui a connu une guerre civile y a un peu plus de 20 ans, deuxième à l’échelle continentale, le Gabon paye donc le prix de son manque d’implication dans l’accompagnement des jeunes en matière d’entrepreneuriat et de formations. Mais aussi, son manque d’efficacité en matière de lutte contre la corruption. Résultat, le pays a perdu 18 rangs en dix ans. Un échec imputable à Ali Bongo Ondimba qui a pris les rênes du pays en 2009.

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