vendredi,25 septembre 2020
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Dodo Bounguendza: la dépénalisation de l’homosexualité n’est pas à confondre avec sa légalisation

Le débat soulevé dans l’opinion, relatif à la dépénalisation de l’homosexualité continue de faire réagir les plus hauts commis de l’Etat, à l’instar du Secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), Eric Dodo Bounguendza qui en donnant sa position, a tenu à nuancer la vision de l’opinion sur cette question. Pour le responsable du PDG, les Gabonais ne doivent pas assimiler la dépénalisation à la légalisation car la démarche du gouvernement est celle d’oeuvrer pour la tolérance à l’égard des personnes adeptes de cette pratique dès le moment, où elle la vivent en toute discrétion, sans heurter la sensibilité d’autrui. 

Après la sortie du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale qui dans une publication twitter s’est dit fermement opposé à la stimulation des homosexuels, puis de celle de la première dame Sylvia Bongo Ondimba a salué le courage des députés Gabonais en affirmant que « le Parlement rétablit un Droit humain fondamental pour ses citoyens: celui d’aimer, librement, sans en être condamné », c’est au tour d’Eric Dodo Bounguendza, de s’exprimer sur cette question particulièrement sensible de la citée Gabonaise. 

Le Secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG) sur son compte Facebook, a axé l’essence de sa position sur la nécessité de distinguer la dépénalisation d’une légalisation, confusion faite dans l’opinion à l’origine de l’émoi et de l’inquiétude perçus chez plusieurs compatriotes astreints aux valeurs morales,  traditionnelles et culturelles qui fondent notre République. 

Pour Eric Dodo Bounguendza, « la dépénalisation est une opération qui consiste à enlever à un fait son caractère d’infraction pénale, une opération distincte de légalisation qui est une consécration par la loi d’une pratique illicite, parfois tolérée, en tout cas non réglementée  » a-t-il tenu à préciser. Comme pour expliquer, en faisant usage de nuance sémantique que le fait d’acter le retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 de la loi 042/2018 qui réprime les rapports sexuels entre deux hommes ou entre deux femmes en République gabonaise, n’est en rien un blanc seing donné aux homosexuels de vivre leurs idylles de façon ostentatoire.  

C’est d’ailleurs en allant dans ce sens qu’il a achevé son propos.  « En français facile ça veut dire que l’homosexualité n’est pas légalisée mais tolérée. Donc ils peuvent continuer à vivre leur vie, dans la discrétion, sans aucun risque de sanction pénale ». Reste à savoir si les homosexuels respecteront cette nécessité de discrétion afin de ne pas imposer à la  vue d’autrui une pratique sexuelle inacceptable pour une frange de la population

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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