Dix ans d’Ali Bongo au pouvoir : le constat d’échec à peine voilé de Jean Boniface Assélé

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Jean Boniface Assele président du Centre des libéraux réformateurs (CLR) © D.R.

Plusieurs acteurs et observateurs actuels ou anciens de la politique gabonaise, à l’occasion des 10 ans de magistère d’Ali Bongo Ondimba se sont exprimés qui pour donner leur avis, qui pour dresser le bilan de celui-ci. Un exercice auquel s’est plié Jean Boniface Assélé, ancien Président du Centre des libéraux républicains (CLR)  qui bien que saluant certains actes a fait le constat dans un langage polissé de l’acte, de l’échec global de ces 10 ans de magistère. 

Dans des propos recueillis par nos confères de l’Union, le Président d’honneur du CLR a soufflé le chaud et le froid au moment de faire son bilan des 10 ans de présidence d’Ali Bongo Ondimba. D’emblée, Jean Boniface Assélé a tout d’abord  rappelé l’espoir qu’avaient suscité, même auprès des plus dubitatifs, les premiers mois du pouvoir du Chef de l’Etat qui à cette époque, avait engagé des réformes encourageantes « Si pendant les premiers mois de sa mandature, il a suscité l’admiration », cet espoir n’aura été que de courte durée, car balayé par un changement abrupte qui n’a pas favorisé le développement du Gabon  « Il va sans dire qu’après, les choses ont commencé à changer. Il faut le dire honnêtement », a t-il reconnu. 


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Sur le plan des réalisations, celui qu’on appelle affectueusement « Papa associé » a tenu à souligner les quelques réalisations  du Président de la République Ali Bongo Ondimba, parmi lesquelles la décision prise de transformer les matières premières de notre pays, de la zone de la Nkok ou encore la route reliant Port-Gentil à Ombouée. Le dinosaure de la politique gabonaise a tout de même souligné qu’en 10 ans, ces réalisations étaient insuffisantes et qu’il restait « beaucoup à faire »  car insiste t-il « on est rentré dans la politique au lieu de faire du social » comme pour décrier la politisation à outrance de la majorité des secteurs du pays. 

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Revenant sur sa maladie dont il a reconnu la gravité et son impact dans le rendement de son neveu Ali Bongo Ondimba, le Président de l’Union sportive O’Mbila Nziami s’est dit inquiet de ce que plusieurs personnes « auraient profité de cette maladie là pour faire n’importe quoi  » à la tête du pays. Un constat qui revient assez fréquemment chez les observateurs de la politique gabonaise, notamment dans l’opposition par son leader Jean Ping mais rarement du côté du camp de la galaxie présidentielle. 

Dans son mot de fin, l’ancien ministre de l’Education Nationale, des Travaux publics , de la Jeunesse et des Sports, sous le père Omar Bongo Ondimba, a clairement reconnu que le fils a échoué car il ne pense pas qu’Ali Bongo Ondimba « ait réussi comme on le souhaitait. Cela à cause de toutes les raisons évoquées », mieux il émet des doutes sur sa capacité à remonter la pente et rattraper les erreurs du passé « est ce qu’il peut redémarrer? C’est un point d’interrogation. Il faut le dire ouvertement »,  at-il conclu. 

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