Discours du chef de l’Etat à la nation: la sécurité des Gabonais renvoyée aux calendes grecs

Ali Bongo Ondimba, lors de la Cérémonie de passation de commandement à la tête des FPN © D.R

A l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance du Gabon, le traditionnel discours à la nation du Président de la République a passé en revue les contours des crises que traverse le pays. De l’éducation au social en passant par les finances, Ali Bongo n’a pas manqué de souligner la nécessité de réformer ce secteur, sauf que l’un des bémols de ce discours a été la nonévocation du problème d’insécurité qui ne cesse d’endeuiller  plusieurs familles gabonaises.

Alors que l’opinion attendait l’annonce des mesures drastiques pour juguler l’insécurité de plus en plus grandissante dans le pays, le Président de la République n’a pas semblé conscient de cette question qui pourtant est très cruciale pour les populations. Une omission voire un non dit volontaire alors que ce phénomène est depuis plusieurs mois au coeur des débats.  

Aucun gabonais n’est sans ignorer aujourd’hui qu’il est désormais dangereux voire suicidaire de franchir le seuil de sa porte sans risquer de se faife agresser, d’attendre un taxi pour rentrer chez soi, se rendre aux cours ou même sur son lieu de travail en toute quiétude. Et l’institut Gallup, qui publiait le 7 juillet dernier, son rapport annuel «Global Law and Order», classant le Gabon au 4ème rang des pays les plus dangereux au monde, ne confirmait qu’une réalité bien inquiétante.

Dans l’opinion le sujet suscitait d’ailleurs de fortes attentes au vu des meurtres récurrents enregistrés ces derniers mois. Mais par extraordinaire, le chef de l’Etat a semblet-il jugé moins important que ses compatriotes perdent la vie sous la lame de délinquants et autres criminels, qui font désormais la loi dans le pays et notamment à Libreville.

Au final, le choix de l’éclairage public annoncé comme le remède miracle pour dissuader les «goudronniers» n’aura finalement pas porté ses fruits. D’ailleurs, les braquages et autres agressions de tous genres ont fini par créer la psychose, il serait peutêtre temps que les autorités prennent des initiatives concrètes pour sévir et éradiquer ce phénomène au plus haut point l’ordre public et empêche la libre circulation des personnes.

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