Direction générale des pêches et de l’aquaculture : La main-d’oeuvre non-permanente réclame 32 mois de salaire

Quarante-deux agents de la main-d’oeuvre non-permanente en poste à la Direction générale de la pêche et de l’aquaculture (DGPA) réclament trente deux mois de salaire en poste nous rapporte Echos du nord (EDN) dans sa livraison de ce vendredi 28 avril 2017.

C’est donc depuis 32 mois que ces pères et mères de familles croupissent dans la misère. Laissés-pour-compte depuis lors, le calvaire de ces  agents aurait commencé lorsque le «président avait pris la décision en 2014 de centraliser tous les comptes, la DGPA a alors été rattachée au ministère de l’Economie forestière, de la pêche et de l’environnement, chargé de la protection et de la gestion des écosystèmes» précisent notre confrère. «Nous voulons savoir ce qui se passe chez nous. Car, nous n’étions pas les seuls dans cette situation. Aujourd’hui, nous sommes restés les seuls car les autres départements ministériels ont pu régler la situation de leurs agents, et même dans le ministère. C’est seulement au niveau de la DGPA que les choses coincent », a confié un agent à Echos du nord.

C’est le 30 janvier 2014 que leur dernier salaire aurait été versé par le Trésor public. L’hebdomadaire poursuit en précisant qu’en 2016, sous l’ère du ministre Gabriel Tchango, agents de la main-d’oeuvre non permanente avaient pu percevoir le 26 janvier, six mois d’arriérés. Depuis cette date, rien ne leur est donné pour subvenir aux besoins de leurs familles. Pourtant, ils sont toujours présents au poste malgré le manque de salaire. «Nous allons tous les jours au travail parce que nous n’avons pas voulu qu’ils aient raison de nous pour dire que nous ne partons plus travailler, et c’est pour cette raison qu’ils ne nous payent pas. C’est dur de se lever le matin et de se rendre au boulot sans attendre rien en retour. Un véritable cauchemar, mais nous nous efforçons de faire comme on peut», confie un autre agent à EDN.

Face à ce qu’ils considèrent comme une déconsidération de la part des autorités administratives, les agents ne savent plus à quel saint se vouer, surtout qu’ils ont à maintes reprises envoyé des courriers à la hiérarchie pour tenter d’interpeller sur leur situation. Cette année, conclut Echos du nord, «beaucoup d’entre eux n’ont pas pu scolariser leurs enfants. Désemparés, ils ont adressé une correspondance au Premier ministre, le 31 mars, pour qu’il essaye de trouver une solution et faire rentrer les choses dans l’ordre.»

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